Le soleil a enfin repris ces quartiers d'été et les pluies du début de printemps sont remisées dans le placard des mauvais souvenirs. Les chaleurs vont crescendo, sans pour autant atteindre des températures estivales, les nuits restent fraîches et bienfaisantes. Les premières séances de bronzage commencent à envahir nos plages, les rires des enfants qui redécouvrent les jeux d'eau et les châteaux de sable. Un faux air de vacances traverse les ponts de ce joli mois de mai, venant agréablement rappeler que la fin des cours approchent à grands pas avec son lot de petits et grands souvenirs.
Pour nous, tout a commencé par un agréable Week End sur la presqu'île de Giens en famille avec une magnifique balade en Vtt sur l'Ile de Porquerolles.
Une occasion unique pour montrer à nos épouses et enfants combien nous sommes prudents sur nos vélos ... Avec ses paysages insulaires de toute beauté, ce petit morceau de paradis est un régal pour les yeux, le coeur et l'esprit ....
Retour aux choses sérieuses le samedi suivant avec une sortie qui ne restera malheureusement pas dans nos annales sportives, mais qui alimentera nos souvenirs pour les années à venir dans la catégorie "Palme du pire scénario".
En préparation aux 100 kms du lachens Mer, j'avais prévu une vraie sortie d'entrainement d'une soixantaine de kilomètres avec un gros dénivelé.
Notre ami Yves, en délicatesse avec le bras oscillant son Sunn Kern, débarque au petit matin avec un Cannondale d'un autre siècle en vantant avec humour, il en avait encore à ce moment de la journée, les mémorables virées qu'il avait fait sur son vieux clou.
La première heure se déroule à merveille. Sur un bon rythme, nous avalons la sélective montée du Rocher des Monges. Quelques photos, une ou deux blagues plus tard, les ennuis commencent, notre ami l'ancêtre crève une première fois au niveau de la Baisse de la Grosse Vache, puis une seconde fois quelques centaines de mètres plus loin, les pneus devaient être aussi d'époque. Les jambes et le mental bien entamés par ses imprévus, nous attaquons une montée interminable vers le col de l'Aire de l'Olivier. Jeff, grippé, se prend un méchant coup de chaleur dans cette longue ascension, la déshydratation n'était pas loin. Arrivés au sommet, nous découvrons le vélocipède dans une position renversante, en train de soigner sa 3ème crevaison. La messe est dite en ce samedi matin, nous rentrons tranquillement à la maison, par le Plan Pinet. La piste est relativement praticable et roulante, sauf pour notre ami Yves, oui!! c'est encore notre ami, qui, à la quatrième crevaison, dans la descente vers Baisse Violette, perd complètement son humour, maudissant ce vieux Vtt qui aurait certainement mérité une fin plus heureuse. Nos bêtes de course n'étaient pas en reste ce jour là, je citerai rapidement, une chaine cassée et une crevaison, la cinquième, pour le Lapierre de Phil et un énorme oeuf de poule sur le pneu avant du Canondale de Jeff, un incident qui aurait pu être lourd de conséquences s'il avait explosé dans la dernière descente vers le pont St Jean. A peine 45 kms en 5h14mns, pas facile d'écrire avec l'envie de pleurer ...
Heureusement, vint ensuite cette superbe randonnée du Lachens Mer, huit heures de plaisir masochiste commenté par mon fidèle "Méta" ...
Et pour dire bye, bye à ce joli mois de mai, une dernière randonnée, samedi dernier, avec mes deux vieux compères d'antans Dan et Gé. Un parcours qui, légèrement modifié, devrait devenir l'un de nos classique. Comme quoi, même après des années à arpenter les chemins et sentiers de notre beau massif, il était encore possible de trouver le cocktail idéal. Une bonne dose de montées roulantes et agréables, quelques pincées de singles ludiques, un petit quart d'ascension technique et tonique, un soupçon de récupération, secoué à grands coups de rochers et de caillasses et saupoudré de milles paillettes aux couleurs du ciel et de la mer pour mieux savourer le monde qui nous entoure, une vraie bouffée de bonheur ...

 

Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Samedi 30 mai 2009

Par Laurannis - Recommander


Pour la quatrième année consécutive, le jeudi de l'ascension, c'est aussi l'ascension du Sommet du Lachens au petit matin, départ d'une nouvelle aventure de 100 kms qui va nous emmener jusqu'à la mer ...
- Stop, Thierry, on refait le début de l'histoire, ce n'est pas l'aventure qui va t'emmener jusqu'au Issambres, mais Bibi, à savoir "Mister Méta".
- Ah te revoilà, fidèle à ton rendez vous annuel avec la postérité, je te préviens, cette année, je n'ai nul envie de me laisser voler la vedette par un vulgaire tube d'alu, alors si tu veux causer, il faudrait déjà commencer par changer de ton et envisager un vrai dialogue.
Comme j'essayais de le dire précédement, avec une bonne partie des Laurannis Brothers, Dan, Phil, Jeff, Yves et Gérald ...
- Thierry.
- Quoi encore!!
- Faut que tu m'expliques, dans le camion, il y avait le Vtt de Gé qui n'arrêtait pas de sortir ses habituels conneries, empêchant tout le monde de dormir, et tu ne l'a pas citer, vous êtes fâches ?
- Non! y a pas d'embrouille, mais cette année, Gé a préféré  passer quelques jours sous le soleil Corse, en famille, plutôt que d'en baver 8 ou 9 heures sur son Vélo, il a de "la chens". Par contre son Spad se retrouve entre les mains de Dan. Je peux continuer mon histoire maintenant où tu compte m'interrompre toutes les minutes, à ce rythme, la mer, on va la voir de nuit.
- Tu n'as de servir de ton premier neurone pour pédaler et du second pour parler.
Contrairement à l'année dernière, la température au départ est presque estivale, un bon 15° qui nous met tout de suite dans le tempo. Nous démarrons à 9h00, cette nouvelle journée de bonheur et de douleur.

- Thierry, ce n'est pas une première pour notre ami Phil .

- Bien joué, on voit que tu as travaillé ton sujet, mais je n'ai pas l'impression que cela le stress beaucoup.  
Nous faisons l'habituelle traversée du plateau du Lachens et attaquons la première descente de la journée. Premier virage et comme tous les ans, premiers dérapages contrôlés ...
- Aie ...
- C'est pour le coup des neurones ...

Nous  dévalons rapidement la piste pour atteindre la forêt et le bouchon du Lachens.
- Allo Houston, nous avons un problème.
- Qu'est ce qui t'arrive encore?
- J'ai du jeu dans la direction.
- Tu sors de la révision, j'avais fait en sorte que tout soit nickel et tu n'as que des ennuis, la roue arrière et l'écrou de vidange de fourche étaient mal serrés, maintenant la potence, c'est du travail de merde, Sordello, tu ne verras plus mon vélo.Tiens le coup, on resserreras çà à Mons.
- Ce n'est pas notre ami Zag devant, tu devrais en profiter pour lui demander de vous tirer le portrait.
- Bonne idée.
Les Gentils Organisateurs de la randonnée ont changé le tracé du premier sentier, peut être pour que le flux des Vttistes se fasse mieux. Ce n'est pas vraiment une réussite, par contre le single en sous bois est superbe, technique, piègeux et un rien glissant, cela aurait été un régal de le descendre d'un seul jet. En même temps, 750 Vttistes qui se retrouvent dans un entonnoir, cela ne peut pas passer comme une lettre à la poste ...
- je suppose que tu dis ça pour ceux qui ralent tous les ans alors qu'ils restent encore 95 kms à parcourir ....
- Devines, mais laissons là ces éternels mécontents pour aller flâner sur les haut plateaux varois ...


L'équipe marche fort au milieu de cette magnifique verdoyance, le Lachens nous domine encore un peu mais à cette allure, il ne sera bientôt qu'un lointain souvenir ...
- Thierry, tu le sors d'où ce "verdoyance".
- Il nous a été soufflé par Phil. Au début, on s'est un peu moqué, mais c'est français, pardon Phil !!
- Ce n'est pas Jeff, que je vois débarouler comme un malade? l'édition 2008 ne lui as pourtant pas laissé que des bons souvenirs.
- l'expérience, Méta, l'expérience.
Arrive maintenant le 2ème passage technique, l'an dernier, les fortes pluies de la veille l'avait rendu délicat, cette année, bien sec, c'est un plaisir. J'utilise au maximum la Gravity Dropper, les trajectoires sont limpides et les épingles se passent avec une facilité déconcertante ...
- Thierry.
- Méta, tu fatigues, j'ai besoin d'un minimum de concentration dans les singles.
-Ta selle télescopique, elle est sympa, mais tous ces va et vient dans le tube, j'ai peur d'y prendre goût.
Le portage, avant l'arrivée à Mons, fait toujours aussi mal aux jambes, c'est la première difficulté depuis le départ. Il est heureusement suivi d'une belle descente, un subtil mélange de sentiers ludiques et de pistes larges, qui nous amènent directement chez nos amis Moussencs. Leur accueil est toujours aussi sympathique et le café et la brioche nous font le plus grand bien ...
Nous repartons rapidement pour rejoindre les hauteurs de Seillans.
- Stop, branche dans le dérailleur, ça va exploser.
Un petit incident qui me fait prendre un peu de retard sur l'équipe mais me permets de dévaler une superbe draille calcaire seul au monde, un grand moment de plaisir. Je les rejoints dans le portage qui suit et nous repartons ensemble jusqu'au premier clash technique de la journée, la 1ère crevaison de Phil. Réparation type formule 1, un qui change la chambre, les autres qui regardent en déconnant et c'est reparti pour 500m, maillon de chaîne défectueux sur le Vtt de ... Phil. La désolation se lit sur son visage, avant qu'un autre sentiment vienne à nouveau le submerger, 4 kms plus tard, quand il éclate une nouvelle chambre à air dans une très belle descente sous les pins, la haine ...
Heureusement, le 2ème ravitaillement n'est pas loin et permet d'oublier un peu ces contretemps, de reprendre des forces et de faire une belle photo de famille, merci Zag ...


Plus que 64 kms et nous attaquons maintenant la partie montante du parcours, 10 kms dans la forêt de la colle du Rouët. Phil comme à son habitude file devant, suivi de près par Dan.
- Dan a bu du Red Bull? il semble avoir des ailes aujourd'hui.
- Non, c'est l'effet Cannondale Carbon qui le motive comme çà et lui redonne ses jambes de 20 ans, même dans les descentes, il carbure comme un beau diable.
Je monte sur un bon rythme, Jeff collé à ma roue, la piste est régulière, ombragée. Nous doublons un bon nombre de concurrents qui ont du mal à digérer le taboulé.
- Attention, boss, tu vas trop vite, tu ne tiendras pas comme çà jusqu'en haut.
- T'occupes pas et roules!!
Les minutes s'égrènent dans une nature tranquille et le gazouillis des oiseaux, la tête dans le guidon, je profites à peine du paysage.
- Thierry, une question me taraude l'esprit.
- Encore une pensée hautement philosophique, je suppose!
- Tu connais les enfants de Koundou?
- Les habitants de la région de Dogon au Mali, parrainer par l'association qui organise cette épreuve, j'ai vu leur reportage sur le site. L'an dernier ils ont financé un moulin à mil, une charrette et un boeuf pour le village.
- J'ai un peu honte, rien qu'avec ce que je coûte, il aurait pu faire beaucoup plus
- Je sais, Méta, mais nous participons, nous roulons un peu pour eux aujourd'hui.  Toutes les semaines, il y a des millions de personnes qui jouent au loto, sans se rendre compte qu'ils ont déjà gagné le gros lot en naissant du bon côté de la planète. Heureusement, il y en a aussi pour penser à tous les enfants de Koundou et d'ailleurs.
- En attendant, je crois que tu commences à ralentir le rythme, j'avais raison, tu es parti trop vite.
J'arrive au sommet, à bout de souffle, avec Jeff et Gérald, notre discret métronome, tandis que Dan et Phil sont déjà en train de se restaurer.
Mais où est passé notre ami Yves?, Gérald nous annonce qu'il a eu un problème de crevaison lente au début de la montée. 5, 10 minutes s'écoulent, pas moyen de redescendre et connaissant le tonus de notre pote dans les montées, nous commençons à nous poser des questions. Il déboule comme une bombe au bout d'une quinzaine de minutes, crevaison, valve défectueuse et mise en place d'une chambre dans le tubeless pour finir, sa montée a été fastidieuse. 
Une nouveauté dans le parcours cette année, la descente rapide et assez dangeureuse qui nous emmenait dans le domaine du Rouët a été remplacée par un tracé qui descend directement au Château, la piste de l'enfer ...
- tout un programme, je vais encore en prendre plein les suspensions.

-  Prends un petit coup d'huile, cela t'aidera.
Sans être aussi cassante, cette variante s'avère aussi jolie à dévaler, avec des pentes assez sévères dans le final. Nous arrivons au ravitaillement le plus intéressant, Le Château du Rouët, une très bonne adresse pour tous les amateurs de bons vins de Provence. Nous nous satisfaisons de quelques carrés de chocolat, de pruneaux, d'orange et de beaucoup d'eau, la chaleur devient torride et la traversée de la plaine de Roquebrune risque d'être fatiguante. Encore 40 kms avant d'apercevoir la mer, c'est long.
- Boss, j'ai l'impression que tes jambes se ramollissent, le coup de mou n'est plus très loin, Dan!! au secours, j'ai mon pilote qui se liquéfie, aide nous, s'il te plait, sinon la seul mer que l'on verra aujourd'hui ce sera celle de ses enfants ...
Je rame durant 20 bornes, plus de force, je colle la roue de Dan, qui me ramène patiemment à bon port. Même Phil se chope des crampes dans cette foutue portion qui semble interminable.
- Non Thierry, tu ne vas pas t'envoyer les marches d'escaliers de Roquebrune, ce n'est pas sérieux dans ton étaa  aaa aaa aaa aaat, merde il l'a fait quand même!!! ce mec est fêlé.
Encore un ravitaillement, au bord d'une magnifique piscine, Messieurs les Gentils Organisateurs, c'est presque de la provocation, l'année prochaine on plonge tous dedans. C'est vrai que les petites collations ne manquent pas tout au long de cette randonnée, toutes copieuses et accompagnées des encouragements et du chaleureux sourire des bénévoles. 
Nous  repartons pour l'ultime difficulté du jour, le Massif des Maurres, avec nos amis Véro et Manu, de Vtt à 2. Jeff a relayé Dan pour m'aider dans cette dernière partie. Nous laissons les autres partir devant, rendez vous au dernier ravito et montons à une cadence régulière, sans trop tirer sur les jambes, les cinq premiers kilomètres d'ascension de la traversée.
- Méta, on ne t'entends plus, tu en as plein les roulements??
- tais toi et pédales!!
Dernière halte avant l'arrivée, nos compagnons sont encore en train de grignoter, nous en profitons pour filer à l'anglaise vers le Col du Bougnon. Une dernière descente de folie dans une piste bien rocailleuse, histoire de mettre nos potes à distance et nous rattaquons les trois derniers kilomètres de montée sur des sentiers raides et techniques, les muscles sont mis à rude épreuve, le coeur s'emballe.


- Thierry, ton dernier coup d'esbroufe est raté, Yves, Phil, Dan et Gérald sont déjà dans vos roues, il vous a manqué 800m pour basculer le col en tête et rejoindre le sable fin de la plage. Désolé Jeff, cette fois, tu n'as pas parié sur le bon cavalier.
8 heures pile après notre départ, nous franchissons, les six, la ligne d'arrivée, les traits fatigués et sales, les muscles douloureux mais avec une vraie et fière banane sur les lèvres.
- Méta, je te laisse le mot de la fin.
- J'ai lu que le Roc Marathon faisait 85 kms pour 2700 de dénivelé positif, ça te tente.
- Pourquoi pas, après tout on fait une bonne équipe ...

Ecrire un commentaire - Voir les 8 commentaires
Dimanche 24 mai 2009

Par Laurannis - Recommander
Je reviendrai plus tard pour la suite de cette tranche de vie....
Je l'avais promis à l'automne 2007, juste avant d'attaquer le mur supérieur de la terrasse.
Depuis, beaucoup d'eau a coulé sur mon front et dans la bétonnière, des tonnes de matériel ont musclé mes épaules et de nombreuses questions sont venues perturber mon sommeil, mais en ce mois de mai 2009, je peux enfin le dire avec fierté ...
Mes enfants et ma femme en ont rêvé, Moi je l'ai fait ... 

 

Merci à Marc, Françis, Daniel, Cyril, Jacques et pardon à tous ceux qui m'auraient volontier invité pour un "Diner de Cons" durant ces 30 mois de labeur.
Si ce n'est pas le bonheur, ça y ressemble ....
                                                                                             The End ....
Ecrire un commentaire - Voir les 11 commentaires
Mercredi 6 mai 2009

Par Laurannis - Recommander
 


Désolé, mais cette semaine, je manque de temps pour vous raconter notre samedi matin entre le Tanneron et l'Esterel, pour vous décrire cette superbe balade de plus de 1000m de dénivelé en à peine 35kms et nos habituelles joies et peines de randonneur.
Pas le temps non plus de vous dire, qu'une fois de plus, notre randonnée entre Bagnols et la mer est tombé à l'eau en raison d'un nouveau dimanche de pluie,
Mais en fait, ce n'est pas grave, puisqu'il n'y a rien à en dire ...
Je prends  juste le temps de vous donner des nouvelles de mon petit lac d'amour, le lac de l'Ecureuil avec l'espoir qu'il connaitra un autre avenir que celui de
Meaulx, un peu plus au nord, dans le même état depuis l'été 2006 ....

 


Une bonne nouvelle pour terminer cette semaine trop courte, le beau temps semble revenir sur notre belle contrée et nous avons prévu, samedi, une très belle et grosse randonnée Vtt, le tour de l'Ile de Porquerolles ... en famille.

Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mercredi 29 avril 2009

Par Laurannis - Recommander

Aujourd'hui aurait dû être une journée mémorable pour notre équipe de Vttistes du dimanche. A l'initiative de Gérald, nous devions faire la traversée de l'Esterel, Bagnols en Forêts, la mer. Tout était prévu. Le parcours, environ 80 kms, passant par tous les lieux symboliques du Massif, les bois de Bagnols, le Château Grimm, les lacs de St Cassien, de l'Avelan, de l'Ecureuil, le Mont Vinaigre, le Pic de l'Ours et une splendide arrivée  dans la Calanque d'Aurelle. Le ravitaillement de la mi-journée,  à la Maison Forestière de Malpey. Les navettes, pour rejoindre nos destinations, nous avions bien tout prévu, excepté la pluie et les orages qui se sont encore une fois abattus sur notre région durant ces dernières quarantes huit heures. Une partie de la bande, Jeff, Phil, Dan Yves, Gé, notre Ami Frédo, décidé à bouger un peu de son Luc, et moi même se retrouve à la gare du Trayas à 7h30. Quelques gouttes de pluies inondent nos pare-brises et nous envahissent d'un scepticisme de circonstance. Un coup de fil de Gérald finit par noyer nos illusions, il tombe des cordes à Bagnols. Décision est prise, on remets notre périple à la semaine prochaine ... si le temps le permet. Un comble, nous allons finir par renommer la Côte d'Azur la nouvelle Angleterre ...
Se lever si tôt pour rien aurait été encore pire, nous partons donc faire un petit tour, au moment même où quelques rayons de soleils crèvent  timidement l'horizon ...

Partant du Trayas, un seul itinéraire s'impose, la montée vers le col de l'Evèque, 3kms de pistes roulantes que nous avalons avec rage, histoire de laisser derrière nous ce mauvais début de journée. Nous dévalons ensuite le Ravin des Lentisques, slalomant tant bien que mal entres les flaques d'eau. Arrivé dans le Ravin de Mal Infernet, je m'arrète pour réparé une crevaison, la deuxième en trois sorties, les tubeless ne sont plus ce qu'ils étaient non plus ...
Nous arrivons au Lac de l'Ecureuil et découvrons avec stupeur qu'il est complètement vide. Travaux de vérification de la digue en terre, j'ai un peu de mal à comprendre pourquoi ils les font à cette période, dans une région qui manquera peut être d'eau dès les premières grosses chaleurs.

















Le contraste est saisissant entre ces deux images prises à dix jours d'intervalle, il est passé où mon petit lac d'amour ....
Une montée pour costauds nous attend maintenant, le Ravin de la Couche de l'Ane, Technique, tonique et celui de la Cadière, un premier passage raide sur un sol très instable qui nous fait mettre pied à terre une fois sur deux, aujourd'hui Full Méta Jacket était en forme, et une piste soutenue, accidentée pour finir, 150m de dénivelé en 1700 m à peine , l'arrivée est souvent synonyme de soulagement.






















Et le temps dans tout çà, il s'est mis au beau, pour nous  offrir un spectacle printanier de toute beauté avec des effluves de pins, de coriandres et de terres humides qui nous embaument la tête.  
Un petit tour par le col du Trayas pour rejoindre le raidillon final du Col Notre Dame, une petite pause encas et une question pour la suite du parcours, soit nous faisons le tour du pic de l'Ours et redescendons aux voitures, soit nous nous éclatons dans la belle descente du Ravin du Pic de l'Ours et remontons par la piste sélective de la Baisse des Sangliers. Quand on aime, on ne compte pas et même  si les jambes commencent à connaître quelques faiblesses, on s'engage pour la deuxième option, après tout nous étions parti pour faire 80 bornes ...
J'ouvre la descente, suivi par Gérard, toujours très à l'aise, dans ce type de single et Fred, enduriste depuis quelques mois et qui se régale. La végétation gorgée de flotte se fait une joie de débarrasser son trop plein sur nos épaules et nos gueules. Dans la partie la plus technique, je me fais ce qu'on appelle en jargon Vttiste un superbe "OTB" Over The Bike. En résumé, je me retrouve la tête dans les cailloux, le Vtt en position changement de roue, gentillement posé sur la selle et le guidon, ma première vraie gamelle depuis un an ....
Nous repassons devant le lac asseché, je ne me souviens même y avoir jeté un coup d'oeil, et nous attaquons la fameuse "montée à Gé". Une bonne vingtaine de minutes d'effort avec en ligne de mire Gérard, Yves et Phil, Ces trois là, ne nous laisse aucun répis ...
Comme avec les Comtois, quelques jours auparavant, je fais découvrir à Fred, Jeff, Phil, Dan et Gé  le tour du Pic de l'Escale. Au loin, nous aperçevons les hauteurs de Bagnols qui se dégagent, sans ces maudites averses matinales, nous aurions  pu la faire notre belle balade, c'est rageant. Nous avons une petite pensée amicale pour notre Ami Gérald, resté au bercail, et qui doit pester dur contre ce mauvais coup du sort ...
Il ne reste plus qu'à rejoindre la calanque d'Aurelle, le fameux tunnel immergé du mois de février. Cette fois, j'ai pris mes précautions en allant repérer les lieux vendredi, c'est bon, ça passe au sec ...
L'attaque de l'ultime descente est un peu délicate, un raidillon, étroit, en dévers, tout ce je n'aime plus. Je me lance, certainement trop crispé et finis dans le décor, accroché dans un massif de Salsepareille, le met préféré des Stroumpfs. Yves, Docteur du lundi au vendredi, me rassure immédiatement, si des plaques bleues et un bonnet blanc apparaissent dans les prochains jours, c'est que j'en ai avalé un peu. Entre deux conneries, il m'aide tout de même à sortir de mon trou, devant Dan et Jeff, hilares, c'est beau l'amitié ...
Un dernier sentier technique, que je descends maladroitement, encore un peu sonné par cette deuxième gamelle, et c'est l'arrivée au bord de l'eau, tout simplement féerique ....
Malgré un mauvais départ, nous sommes unanimes, la balade du jour a été un régal, certe plus courte que prévue mais nous avons pu pratiquer notre sport favori dans un décor idyllique, et c'est bien là l'essentiel ....
Bon anniversaire Phil, un an chez les LB, ça se fête ....

Ecrire un commentaire - Voir les 4 commentaires
Dimanche 19 avril 2009

Par Laurannis - Recommander

Présentation

  • undimanchedevvt
  • : Un Dimanche de VTT
  • : 14/02/2006
  • : Randonnées et balades d'une bande de copains, passionnés de VTT, dans la région Cannoise.

Musiques ...

Météo du lendemain ...


Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus