Dimanche 16 avril 2006
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Un peu d’histoire….
J’ai commencé le VTT avec mes trois compères en 1997. Nous roulions encore plus régulièrement qu’aujourd’hui. Il n’était pas rare de sortir deux fois par semaine. Nous avions tous la pèche et les saisons s’enchaînaient sans grande difficulté. Nous étions tellement accros qu’en juillet 2000, Gérard, Cyril et moi-même revendions nos montures Décathlon pour acheter ensemble trois Giant XTC NRS, un vrai régal.
Toutes les fins de saisons, nous nous lancions notre petit défi personnel dans la Mid Roc (Roc d’Azur). Une course de 40kms que nous avalions en général en 2h40/3h.
En juin 2001, de grands changements interviennent de ma vie. La naissance de mon 3ème enfant, l’achat d’une maison, une grande réorganisation dans notre quotidien. Je continue à rouler jusqu’au Roc suivant et décide de remiser le vélo durant quelques mois.
En septembre 2004, mes compères, qui n’avait pas arrêté de rouler, me relance pour revenir dans l’équipe et faire le Roc le mois suivant. Je finis par craquer, dépoussière mon Giant, qui n’attendais que ça, et me lance dans ce nouveau défi. Malheureusement, j’avais largement sur estimé mes capacités. Plus de souffle, pas de jambes, le cardiaque à la ramasse, je ne dois mon retour qu’à un mental de fer et surtout à la patience de mes copains. Je me lance tout de même dans la Mid Roc et termine 3h40 plus tard avec la sensation d’avoir tout donné. Ce jour là, Cyril et Gérard, feront leur meilleur course avec un temps respectif de 2h36mns et 2h48mns. Le mois suivant, Gérard chute lors d’une sortie et se fait une double fracture Tibia Péroné. Perturbés et refroidis par sa mésaventure, nous attendons qu’il soit « sur pied » pour reprendre.
Le mois de Mars 2005 sonne le retour sur les chemins et piste de l’Esterel. Gérard, malgré quelques craintes, se révèle très rapidement en forme, Cyril et Daniel sont égaux à eux même, en s’attaquant régulièrement, et moi je rame derrière. Les sensations de l’automne précédent se confirment, je suis à la rue. Le cardiaque et le souffle reviennent un peu mais les jambes sont aux abonnés absents. Obligé d’emmener en permanence des petits braquets dès que le sol s’élève, les fins de sorties sont laborieuses et le mental est de plus en plus mauvais. Les ballades se transforment très rapidement en calvaire. De plus, mes obligations familiales ne me permettent pas d’augmenter ma capacité d’entraînement. Les mois se suivent et se ressemblent...
Lors d’une discussion, un ami, cycliste sur route, me parle de sa dernière acquisition, un vélo elliptique. En quelques séances assidues, il en ressent déjà les bienfaits, surtout dans la régularité et dans les accélérations au sommet des bosses. J’avoue sans gloire, pour le première fois, un manque d’honneteté évident vis à vis de mes amis. Je ne leur parle pas de mon dernier achat, un superbe vélo elliptique d’une valeur de 500€ avec 8 programmes d’entraînement et me lance, à corps perdu, dans 3 séances hebdomadaires minimum.
Les Bienfaits...
Je vais commencer ce chapitre par les inconvénients. En effet, comme tous matériel de cardio-training, le principal frein à une bonne efficacité est la lassitude. Les efforts violents que demande ce type d’appareil et le peu de plaisir qu’il suscite peuvent très rapidement engendrer l’ennui et l’abandon dans un coin de la cave. Pour égayer ces moments de « grandes solitudes », Mickey3D, Cali, Polnareff, Sheller, Kyo… me tiennent compagnie.
Par contre, les résultats, quand ce sport est fait avec assiduité, sont rapidement flagrants. Les différents programmes proposés permettent de travailler efficacement et progressivement. Dans un premier temps, j’ai augmenté ma masse musculaire au niveau des cuisses et des fessiers, avec pour conséquences la possibilité d’emmener des braquets plus gros, ce qui correspond mieux à mon type de pédalage. Ensuite, faisant du sport plus régulièrement, j’ai gagné en capacité respiratoire et cardiaque. Les sorties du dimanches sont devenues plus faciles. Sans toutefois rattraper la forme de mes copains, je me suis rapproché de leur niveau, je restais plus longtemps à leurs contacts dans les montées et les fins de randonnées étaient moins contraignantes.
C’est lors du Roc d’Azur suivant que j’ai réalisé ce que m’apportais ce sport complémentaire. En gagnant plus de 30mns sur la course alors que mes trois amis faisaient des temps supérieurs à l’année précédente.
Pour l’anecdote, je leur ai avoué mon achat, un peu honteux, durant la sortie qui suivi cette course, lorsqu’ils m’ont fait remarquer qu’ils ne comprenaient pas vraiment ce regain de forme. Daniel pensait même que je prenais des cachets…
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