Dimanche 22 Octobre, les premières paroles de Daniel en ce matin d'automne sont "bon les gars, ce matin on n'y va tranquille; je n'ai pas la frite". Cette petite phrase résume très bien notre forme du jour. Je ne suis pas remonté sur le vélo depuis le Roc Marathon et je n'ai pas envie de me faire mal. Nous décidons de refaire le même parcours que le 03 Septembre dernier. Un petit circuit d'environ 35 kms qui nous emmène dans le coeur sauvage du Massif de l'Esterel et ensuite sur les rivages bleutés de la Corniche d'Or.
Nous rejoignons Théoule par la route et prenons la direction du Col de Théoule (Photo) et du Col de la Cadière sur un rythme de sénateur. La dernière fois, au sommet de cette première montée, nous avions directement basculé dans la descente du Ravin de la Cadière. Aujourd'hui, nous suivons la route forestière en direction de Mandelieu sur environ un kilomètre et empruntons, sur la gauche, la piste du Col des Replats. Au Col, nous prenons la piste de droite et descendons vers le lac de l'Ecureuil par un sympathique sentier qui surplombe le Ravin des Trois Termes. Etroit, un peu aérien mais sans grande difficulté, ce petit "single" est une merveille (Ph1 , Ph2 , Ph3 , , Ph4). Nous longeons ensuite le Ravin du Mal Infernet en constatant au passage que les pluies de cette semaine ont un peu fait remonter le niveau du Lac. La remontée vers le Col de l'Evèque par le sentier des Lentisques se fait tout aussi tranquillement. Nous nous permettons même une petite pause encas à mi-chemin. Aujourd'hui, nous prenons le temps d'admirer le paysage qui nous entoure (photo). Nous redescendons ensuite vers la gare du Trayas et prenons la route jusqu'à Miramar avant d'attaquer la dernière difficulté du jour, la montée du Col de Théoule.
C'est avec un brin de nostalgie que je me lance dans la descente du petit sentier technique qui nous ramène vers Théoule. En effet, la semaine dernière, j'ai commandé un nouveau cadre, la version 2006 du Commencal Méta 4 et c'est peut être la dernière de ce VTT avec lequel j'ai pris tant de plaisir. C'est peut être aussi pour cela que je n'avais pas envie d'aller vite aujourd'hui, pour profiter encore un peu de celui qui fût le véritable déclencheur de ma passion pour ce sport. Comme pour un dernier baroud d'honneur, je me lâche totalement dans cette dernière descente que je connais bien, cherchant les meilleures trajectoires, sautant les caillasses, explosant les rocailles tel un skieur dévallant un mur de bosses à la limite de la rupture, des sensations que je connais tellement bien...
Parcours détaillé (carte IGN 3544ET)
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