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Dimanche 21 octobre, petite nature s'abstenir, aucune prétention de ma part dans ce commentaire mais un simple constat sur la matinée que nous allons
vivre. Pour commencer, la température hivernale qui nous accueille à l'aube de cette belle journée pleine de promesses, un petit 5° alors qu'il en faisait encore 15 deux jours auparavant. En bon
jurassien que je suis, je sais pertinement que cela n'a rien d'exceptionnel en cette saison, mais ces premiers frimats ne me laissent jamais de glace et c'est emmitouflé de la tête aux pieds que
j'attaque cette nouvelle virée. Pour continuer, nous accueillons un nouveau membre dans l'équipe, Guillaume dit "Lantilope", un gamin de 23 ans avec des jambes aussi longues que puissantes et un
coeur phénoménal. Ce surnom qui lui va tellement bien, tant on a l'impression qu'un lion le pourchasse lorsqu'il accélère. Et pour finir ce petit cocktail explosif, aujourd'hui, c'est Yves
qui nous emmène sur son terrain de jeu favori et il nous a promis une balade haute en couleurs et en sensations. Une randonnée soigneusement préparée que je vais pouvoir pleinement
savourer, une fois n'est pas coutûme.
Accompagné de Gérard et de Daniel, je rejoins Yves et Guillaume à la Tour de Mare, en périphérie de Fréjus, à 8h30. La mise en jambes durent environ 300m et nous attaquons déjà les
premières difficultés. De toute façon, le programme est simple, une première ascension jusqu'au sommet de l'Aigre, 490m de dénivelé en moins de 5 kms, puis le Mont Vinaigre, encore 200m sur
2500m, le tout en ne prenant pratiquement que des sentiers impratiquable. Mise à part les épingles très joueuses de la plongée de l'aigre vers le pied du vinaigre, nous ne
ressentons, durant plus d'une heure quarante, que la saveur amer de l'effort. Certes le paysage est, comme toujours, magnifique mais ces montées sont les plus difficiles qu'il m'ait été
donné de faire dans l'Esterel. Yves, qui connaît parfaitement le coin et Guillaume, qui a cette fois troqué son habit de Gazelle pour la peau d'un Chamois font des merveilles sur ce terrain
soutenu et très accidenté. Gérard, Daniel et moi sauvons les meubles tout en essayant, avec grand mal, de faire bonne figure. Mais comme souvent après un effort très intense, seul reste le
plaisir d'avoir dégusté une tranche de vie inoubliable (Ph1 ,
Ph2 , Ph3 , Ph4 , Ph5).
Nous restons quelques minutes au sommet pour reprendre un peu nos esprits et profiter du beau ciel bleu d'azur puis nous attaquons une partie qui me correspond mieux, la descente. Avec
intelligence, Yves nous a aussi réservé de vrais moments de bonheur. Treize kilomètres à dévaller dans des petits sentiers parfois très techniques, parfois très rapides. Des épingles,
des ornières, des marches, des caillasses, des rochers, des racines, des pistes etroites qui s'ouvrent devant nous au travers d'une végétation très dense, des passages dans lesquelles le coeur
devient énorme et un superbe final entre le Col du Mistral et le Gué de la Font du Pommier. Petite satisfaction tout de même dans cette deuxième partie, Guillaume plus timide dans les parties
techniques descendantes, nous laisse ouvrir la route. L'expérience prend un peu le pas sur la puissance, ça remonte le moral des "vieux" (Photo).
Les dix derniers kilomètres de la balade seront plus roulants mais encore très vallonnés, empruntant tour à tour, la Font de l'Ayé, la piste Castelli, le carrefour de la Colle Douce et
la Maison Forestière de la Louve avant de finir ce périple de 33 kms et 935m de dénivelé.
Merci à Yves pour nous avoir fait découvrir un versant du Massif de l'Esterel que nous connaissions mal.
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