Le Trek Fuel Ex 9, l'essence du plaisir, c'est encore un peu tôt pour le dire, mais le jeu de mot est trop
tentant pour ne pas faire une ultime Méta...Phore. J'avoue tout de même lui trouver, devant ce paysage de carte postal, une sacré gueule !...
Côté esthétique, rien à redire, ces tubes aluminium hydroformés, sa douille de direction conique et sa biellette en magnésium inspirent agressivité et robustesse. Sa teinte
automnale, juste relevée par de petites touches oranges et blanches, joue la carte de la sobriété.
Côté équipements, le Trek Fuel Ex 9, haut de gamme des cadres alu, est bien doté. Outre les habituels produits Bontrager, potence, cintre, tube de selle, selle et roues, des Rythm
Elite, l'amortisseur, un RP23 de 120 de débattement, et la fourche, une F120RLC munie d'un axe de 15mm, ont été spécialement produit par Fox pour les nouveaux modèles 2010. Les
freins d'origine, des Avid Elixir CR, ont été immédiatement remplacés par mes Hope Tech 2, difficile de s'en passer quand on a goûté à leur efficacité. Un dérailleur avant, un pédalier
Shimano XT et un magnifique Dérailleur Sram XO Carbon composent la transmission. Des pédales Cranbrothers et des shifts Sram X9 complètent le tableau. J'ai particulièrement été séduit
par cet ensemble assez homogène lors de mon choix.
Côté comportement, comme tout nouveau Vtt, il faut le temps de l'apprivoiser pour pleinement l'apprécier, comme dit la Pub de Pirelli "Sans la maîtrise, la puissance n'est rien", mais la première
impression est très enthousiasmante.
Emmené par l'Ami Gé, précèdé par Phil et Yves, vous l'aurez compris, aujourd'hui je suis le dernier de la bande, nous attaquons cette randonnée dominicale par le vallon
de Maure Vieille et la montée du Rocher des Monges. Je n'ai pas vu un cailloux de près depuis trois mois et on commence par l'une des plus longues ascension du Massif, Iznogoud a
pris la place du calife en son absence, aie!!... j'ai comme un truc qui me picote entre les omoplates. Trêve d'humour, je ne lui en veux même pas, c'est un ami de 15 ans !...
La piste est roulante mais suffisamment soutenue pour me faire une idée sur le rendement et la motricité du Trek. A ma grande surprise, même avec un jouet qui coûte un bras,
un oeil et ma chemise, quand on arrête de pédaler, on recule ou on tombe. Je pense qu'aujourd'hui, le véritable révélateur de ce test sera mon état de forme, j'ai eu beau
faire de belles sorties sur routes ces dernières semaines, les efforts ne sont pas les mêmes et le palpitant risque d'être mis à rude épreuve.
Ce Vtt s'avère d'emblée très agréable, sa prise en main est facile, le contrôle pouce/pouce des shifts Sram demande un peu d'attention pour un habitué du pouce/index de Shimano mais il se
révèle au final très efficace. Je trouve seulement le cintre un peu large, n'ayant pas la carrure d'un Alain Bernard, je pense le faire raccourcir légèrement. Je joue avec les deux
positions de l'amortisseur, le manette n'est d'ailleurs pas toujours facile à trouver, encore une question d'habitude. En position souple, le spad adhère bien sur les terrains meubles, les
rochers ou les grosses caillasses. Les accélérations dans les passages délicats sont nerveuses, le cadre rend bien les efforts fournis tout en gardant une souplesse confortable. Avec le
Propedal, c'est une autre histoire, on a immédiatement l'impression de passer sur un rigide et le coup de pédale devient redoutable. Sur nos sentiers et nos pistes tantôt rapides tantôt
accidentés, je crois que Monsieur Fuel va gazer comme un sauvage.
Comme pour s'excuser du départ un poil brutal, Gé prend la direction du Col de Théoule à mi montée, ouf!, j'ai échappé aux passages les plus difficiles. Première descente et ce que je craignais
arrive rapidement, le pneu avant Bontrager n'a aucune tenue latérale, la roue avant se balade où elle veut, un flip flap banal à petite vitesse et je me retrouve dans les buissons, il
va s'en dire que je n'ai pas le loisir de vraiment apprécier les qualités de la fourche et la rigidité de l'axe de 15mm. C'est un moindre problème, un bon High Roller et se sera
réglé, mais, car il y a toujours un mais de nos jours, les roues Bontrager acceptent bien un kit Tubelless malheureusement pas toujours disponible lors de l'achat. En attendant, je vais donc
sur-gonfler les Pneus pour éviter les crevaisons par pincement qui sont légions par ici, ce qui ne va pas arranger mes problèmes d'adhérence.
Que ce passe t'il aujourd'hui, l'Esterel est pleine de Vttistes, nous croisons même des Japonais qui immortalisent le paysage avec leur éternel Nikkon ...
- Tu as passé de bonnes vacances ?...
- Je ne sais pas, je n'ai pas encore regardé les photos ....
Nous rejoignons le col de la Cadière sur un rythme bon enfant, tout en discutant du récent Roc Marathon de Phil et Gé ou des
sorties faîtes cet été sans moi. Chacun y va de son commentaire sur ce nouveau compagnon de sentiers et de ses rêves de changement. Le salon du Roc est encore bien présent dans les
esprits. c'est vrai qu'il y avait vraiment du beau matos cette année encore.
Un petit cadeau d'accueil, mon single préféré, la descente vers le désormais fantomatique lac de l'Ecureuil depuis le col des Replats. Tout en étant très vigilant, j'essaye de profiter du slalom
au travers de la végétation qu'offre ce sentier étroit et surplombant pour juger un peu de la maniabilité de l'engin. Précis, joueur mais aussi assez fougueux, je pense que c'est
dans ce domaine qu'il va me demander le plus d'apprentissage, le Méta était tellement facile et ludique sur ce type de terrain, mon vieil ami ne va se laisser oublier sans regret ...
Dans la remontée vers la Baisse de la grosse Vache, Yves et moi nous lançons dans une belle bagarre, la piste est large, très roulante et aucun des deux ne veux s'en laisser compter, au
final, égalité parfaite et le plein de toxines dans les muscles, pas malin mais tellement bon ....
2h30 de plaisir sportif et visuel et nous arrivons déjà au sommet de l'ultime descente, la piste des Oeufs de Bouc et ses petits singles si amusants. Dans les sections délicates à vitesse
réduite, je découvre un Vtt stable et bien équilibré, la promesse de belles sensations ...
Il est désormais temps de remercier Gé pour cette belle balade, c'est le monde à l'envers !, et de conclure cette première expérience.
Il est évident que le Trek Fuel Ex9 est né sous une bonne étoile, avec de très belles qualités et sans défaut rédhibitoire. Reste aujourd'hui à le dompter pour mieux en profiter et
surtout a lui donner une âme pour nous téléporter dans ma quatrième dimension et vivre ensemble mes habituels délires ....
Bienvenu dans mon univers .... Star Trek.
Je remercie l'équipe du Magasin Riviera Bike pour leur accueil et la qualité de leurs conseils ...
Premier bilan après 5 mois d'utilisation ...
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