Partager l'article ! Le Trek Fuel Ex 9, le bilan d'une aventure ...: Devant le nombre croissant des lectures de : "Le Trek Fuel Ex 9, l'essence du plaisir ... ...
Devant le nombre croissant des lectures de :
"Le Trek Fuel Ex 9, l'essence du plaisir
..."
j'ai pensé qu'un bilan sur ma nouvelle arme fatale s'imposait.
Durant ces 5 premiers mois d'utilisation, j'ai effectué quelques 700kms et près de 16000m de dénivelé positif, ce qui me permet d'avoir une idée assez précise sur ses
qualités et ses défauts. Je précise avant tout, pour être le plus honnête possible, que j'ai apporté des modifications significatives au modèle d'origine.
Tout d'abord, les freins, des Hope Tech 2 à la place des Avid Elixir R. Un revendeur me disait récemment que lorsqu'on a goûté à la qualité de freinage de la firme anglaise, on a du mal à
s'en passer, je confirme. Je freine avec ce modèle depuis plus d'un an, je n'ai jamais changé les plaquettes. Je n'ai pourtant pas la réputation de faire dans le feutré ... Bien
qu'excellent, les Avid semblent un peu moins progressif...
Ensuite, j'ai opté pour une tige de selle téléscopique Blacx XC à débattement de 40 ou 80mm. Cet accessoire, sécurisant, offre de belles sensations sur nos terrains escarpés et piégeurs.
Malgré un léger jeu latéral, la Blacx semble être d'excellente facture.
Pour finir, j'ai rapidement changé les pneumatiques, c'est le plus gros défaut du Trek. La mauvaise tenue latérale et une fragilité évidente des Bontrager d'origine n’étaient pas adaptées à
ma conduite. . J'ai fait adapter les jantes en mode Tubeless et j'ai chaussé des Maxxis High Roller en 2.35 à l'avant et un Continental Vertical en 2.30 à l'arrière.
La fragilité de la peinture est l'autre défaut du Trek Fuel Ex 9. Un peu dommage pour un Vtt à 3000€, mais çà n'a rien de rédhibitoire. En le protégeant avec du film transparent aux passages
de câbles, sous le cadre pour les chocs et sur le tube supérieur pour la transpiration, il ne devrait pas trop mal vieillir.
Passons au terrain maintenant. Un résumé de notre sortie
de Dimanche sera un très bon révélateur de ses qualités.
Gé perché sur son Trek Fuel Ex 9.8 et Dan sur son Canondale Rush m'accompagnent dans ce nouveau périple. Nous démarrons par une petite montée vers les hauteurs de Mandelieu, la piste des
Oeufs de Bouc. Tout commence par un petit sentier technique, après le Tennis de Maure Vieille. Nous posons une ou deux fois le pied à terre mais rien à voir avec les qualités du Vtt.
Les jambes froides et la tête encore sur l'oreiller, le réveil musculaire s'avère tout simplement très violent. Suivent ensuite 4 kms de piste large et roulante avec de sérieux coup de cul.
13% par çi, 10% par là, une petite pointe à plus de 14, l'ascension fait mal aux muscles. La position Propedal opère à merveille. Pas d'effet de pompage, chaque coup de pédale est
efficace. Tant mieux, quitte à en baver, autant que ce soit le moins longtemps possible.
Au sommet de la piste, nous croisons Samuel, un Vttiste solitaire et l'invitons pour la suite de la balade. Il ne va pas regretter cette rencontre fortuite.
Nous descendons vers le lac de l'Ecureuil par le Ravin de la Cadière. Selle à moitié baissée, j'attaque bille en tête. La piste serpente à flanc de versant. Sa largeur permet de
prendre de belles trajectoires et de la vitesse mais les grosses pierres et les végétations parsemées çà et là demandent un maximum d'attention. L'amortisseur en position
souple colle le train arrière au sol. La fourche Fox et la rigidité de l'axe avant de 15mm apporte de la précision à la conduite. Le sentier qui court ensuite
dans le fond du Vallon est plus délicat à négocier. De gros cailloux et des ornières couvrent le chemin. Le pilotage demande plus de délicatesse. Encore une fois, le Trek fait des
merveilles. La bonne vitesse pour ne pas subir la caillasse, les petits freinages pour virer dans les courbes étroites et les petits coups de reins pour passer les marches et les
racines. Gé, qui commence à s'habituer à sa monture se fait réellement plaisir.
Après cette saine montée d'adrénaline, nous roulons tranquillement en direction du Col Belle Barbe. Un soupçon de récupération ne peut pas faire de mal après l'intensité de la
première heure.
Les 2000m qui suivent vont pouvoir faire ressortir toute la quintessence du Fuel. Le petit chemin pédestre entre les cols de Belle Barbe et du Baladou fait parti des sentiers les plus
techniques du Massif. Un florilège de difficultés, des ornières, des rochers, les enchevêtrements de caillasses sans adhérence et une pente qui oscille entre 11 et 18%. Le
cœur explose, les jambes brûlent mais le Vtt passe en douceur. En position souple, une simple accélération du coup de pédale permet de passer tous les obstacles sans perte
d'adhérance. Malgré la pente, la roue avant ne décolle pas du sol et ne déséquilibre pas le pilote. Heureusement quelques portions plates permettent tout de même de faire redescendre le palpitant
à un rythme plus raisonnable. La traversée du petit plateau du Baladou donne l'occasion d'un petit trial très ludique, on sait aussi s'amuser, parfois !! ...
La piste du col des Trois Termes est la bienvenue. Un boulevard montant très tranquille que nous quittons de temps à autre pour suivre le GR51. C'est formellement interdit au Vtt, mais j'ai
toujours un peu de mal avec les interdits. Le petit bijou du baladou l'était d'ailleurs aussi et c'eût été dommage de s'en priver ...
Au passage d'un secteur plus étroit, Gé perd l'équilibre et bascule dans les buissons du ravin du Gabre de Gourin, 10/10 en note artistique. Encore une fois, le Trek ne lâche
pas son maître et l'accompagne dans ce 360° de folie. Efficace, beau et fidèle, ce spad, il est fait pour toi mon Gé ....
Pour faire plaisir à Dan et Samuel, qui ne connaissent pas notre paradis jaune, nous finissons la balade par le même sentier que la semaine dernière. Bien que plus humide, je le trouve encore
plus amusant. La traversée sous le tunnel de mimosas achève cette belle matinée de plaisir.
En Conclusion, les impressions ressenties au mois d'Octobre n'ont fait que décupler avec la pratique. Le Trek fuel Ex 9 un Vtt à la fois ludique, confortable et terriblement
efficace tant en montée qu'en descente. Il fait des merveilles sur nos terrains accidentés aux revêtements très agressifs.
Ses limites s’arrêtent là où commence celle de son pilote ...
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