Partager l'article ! Vendredi 18 février 2011, Petite erreur de jeunesse ...: Visualiser la trace ...
Quelques jours de repos bien mérités, un grand soleil après trois jours de flotte et une envie de plus en plus présente de chausser mes belles pompes jaunes, une jolie matinée m'attend. Ca m'a toujours fait sourire d'imaginer les sangliers, mort de rire derrière les buissons, en apercevant au loin les chasseurs dans leur chasuble jaune ou orange fluo, que doivent ils penser de moi aujourd'hui...
Objectif du jour, le tour du Pic de l'Ours et les sommets des Petites et Grosses Grues, l'un des rares endroits dans le massif pratiquement inaccessible aux Vtt. La montée vers le col Notre Dame se passe plutôt bien. Le rythme est bon pour le débutant que je suis. Je croise quelques groupes de marcheurs, j'ai l'impression que l'Esterel en semaine, c'est le royaume du troisième âge sportif. Les mimosas commencent à faire exploser leurs lumières dorées donnant au massif des contrastes de couleurs magnifiques. Je laisse paresser mon regard sur les reflets turquoises et sur l'écume blanche de la mer qui vient se fracasser sur les rochers rouges de la corniche. Ce bien être visuel rend la montée moins difficile. Je pense souvent à mon ami Jean Philippe, pédalant comme un forcené sur son home-traineur, au fond de son garage, entre la cuve à mazout et le lave linge. Courage mon frère jurassien, l'hiver tire à sa fin. Ferme les yeux, imagine les beaux jours et je suis certain que tu pourras entendre au loin le gazouillis des oiseaux. Je sais, c'est un peu limite comme humour, pardon Jean Phi, mais la dernière rampe avant le col Notre dame est terrible et l'effort soutenu me brouille l'esprit ...
Je souffle un bon coup au sommet, 54mns pour avaler les 6500m d'ascension, je fais guère mieux sur mon Vtt à wattmilles €uros. Je descends par la route vers le col des Lentisques et attaque le tour du Pic de l'ours par le Sentier de la Dent de l'Ours. J'adore ce coin que ce soit sur deux pieds ou sur deux roues. A mi chemin, après un raidillon, je m'étire les mollets, pensant que cela allégerait un peu les quelques minutes dans le dur que je viens de vivre... fatale erreur de jeunesse.
Je repars avec à l'horizon les sommets des Grues et l'espoir de pouvoir enfin les gravir. Mais après quelques dizaines de mètres, je ressens une violente douleur au mollet gauche suivi par le droit quelques foulée plus loin. L'étirement, peut être trop violent, me provoque deux méchantes contractures. Perdu au milieu du massif, je n'ai d'autres choix que de continuer mon chemin. Je termine les neufs bornes à petites foulée, grimaçant à chaque pas. Je choisis la route forestière jusqu'au col de la Cadière, laissant sur ma droite les Grues, dont je ne verrai pas encore le bout du bec aujourd'hui. Je redescends jusqu'à la voiture par le sentier du GR51 en constatant que malheureusement, courir est aussi un sport qui s'apprend, il ne suffit pas de mettre un pied devant l'autre et de recommencer.
18.5kms, 525m de D+, 1h20 à me régaler sur les magnifiques sentiers de l'Esterel et 1h10 à souffrir sans même regarder les
paysages. En course à pied, les petites erreurs de jeunesse se paye apparemment cash ...
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Même pas vrai, en Franche comté, on roule sur la route et en forêt sans prob'....l'hiver est doux...
Certes on vous envie surtout à cette période, les mimosas rendent le massif magnifique !
Inscrit au roc cette année, je compte faire le plein de soleil avant l'hiver prochain, cela me changera peut être de l'Xtreme /loue, course de fin d'année chez nous souvent boueuse !
Bye, bonnes balades et respect pour ton courage à courir sur les dénivelés pas faciles de l'esterel