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Un Dimanche de Neige
dans l'Esterel ...

Les Autres Régions

Mercredi 4 novembre 2009 3 04 /11 /Nov /2009 18:02
 


Dimanche 01 novembre, c'est dans une cathédrale aux vitraux flamboyants que nous pénétrons en ce jour de la Toussaint, à quelques encablures seulement de notre jardin côtier verdoyant. Le tour de la montagne de l'Audibergue s'apprête à nous offrir le plus beau florilège de couleurs automnales qu'il nous a été donné d'apprécier depuis que nous roulons ensemble. 
Après une petite heure de route, nous posons nos roues à Canaux (1095m), petit hameau très champêtre du haut pays Grassois. La randonnée du jour ne s'annonce pas très longue, 35 kms, mais propose tout de même un dénivelé positif de 1035m et promet surtout un total dépaysement. Nous sommes mis dans l'ambiance d'entrée de jeu, après un petit single amusant qui nous fait perdre quelques dizaine de mètres, nous attaquons un premier raidillon vers le Col de la Sine (1108m) qui nous fait exploser les poumons. En fait le parcours nous fait naviguer une bonne partie de la journée entre 1050 et 1200m d'altitude, rien de vraiment méchant, mais il s'avère vallonné et très tonique. Les pistes boisées et les sentiers en lisières, qui nous mènent au Pont de Loup puis à Andon (1195m), nous mettent le cardiaque à rude épreuve. Nous nous autorisons de fréquentes haltes pour récupérer et profiter des superbes paysages que nous traversons. Le tracé en sous bois est très humide et nous réserve quelques frayeurs au passage de cailloux ou de racines mouillées, il s'en faut parfois de peu pour ne pas se retrouver le nez dans les champignons. A l'entrée d'Andon, le chemin nous mène dans une propriété privée et nous tombons sur un propriétaire d'un abord assez vindicatif. Calmés par nos mines souriantes, il nous explique plus tranquillement son ras le bol de voir un conseil général qui s'est illégalement approprié une parcelle de son petit coin de paradis pour rejoindre le village et de devoir ainsi subir l'assaut des promeneurs, des Vttistes, mais surtout des Motards ou des Quads, peu respectueux de son lopin de terre.
Séquence émotion lorsque notre ami Jeff nous montre où, petit, il passait  ses vacances en famille. Quelques tours de roues devant cette maison de village jaune aux volets verts et nous repartons pour quelques kilomètres assez rythmés le long de la petite vallée de Caille pour enfin s'arrêter au bord d'un champs de luzerne pour le petit casdal de la mi-journée.











Changement de relief et de terrain pour la deuxième partie de la randonnée, arrivés au Pas de la Clue (1093m), nous abordons des montées plus longues. Une première de 3000m environ, régulière qui nous mène à la ferme "Terre d'arôme", un gîte rural entouré de Yourtes, bien planqué sous les falaises de l'Audibergue. Après une sympathique enfilade à flanc à coteaux,  nous abordons la grosse difficulté du jour, l'ascension des éboulis des Rougières, 400m de dénivelé en 4000m dans un mélange de petites et grosses caillasses instables qui se font une joie de nous fausser compagnie à chaque coup de pédales. Mise à part Cyril, qui tel un petit cabris, arrive tant bien que mal à se jouer du terrain, nous montons les 3/4 de ce chemin de croix à pied ...
C'est soulagés et un brin euphoriques que nous arrivons au sommet, près à dévorer un dernier grand moment de Vtt. Dans une atmosphère nuageuse et  fantomatique, nous traversons les pâturages du plateau de la Colle (1400m), zigzaguant entre les blocs calcaires et les arbres, puis nous nous lançons dans la descente finale. Rapide, très accidentés, avec de longues courbes et quelques pièges, nous jouons des freins et les funambules pour terminer en apothéose cette magnifique journée ...


Par Laurannis - Publié dans : Les Autres Régions - Communauté : VTT sur la Cote d'azur
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Mardi 14 juillet 2009 2 14 /07 /Juil /2009 15:44

Mais qu'arrive t'il aux LB, pas de nouvelles durant plus d'un mois, il y aurait-il une brouille qui plane au dessus des sommets de l'Esterel ?
Non, mais je suis atteint du syndrome de la "Page blanche" ou de "l'écran noir". En un peu plus de trois ans, j'ai usé tous les synonymes de montée, descente, sentier, chemin, effort, et autre difficulté, sans parler de tous les superlatifs pour décrire la beauté de notre petit coin de Terre, je commence simplement à coincer. Dans une histoire, vous avez toujours un début et une fin, je crains que ce soit le début de la fin ... 
De plus, entre les spectacles de fin d'année scolaire, les invitations dominicales, les anniversaires des enfants et tous les évènements festifs que les premiers vrais rayons de soleil et la douceur des soirées estivales font eclore, le mois de juin est vraiment une sinécure pour les escapades entres copains.
Chacun trouve tout de même le moyen de s'échapper quelques heures, histoire de garder un peu la forme et de ne pas commencer le mois de juillet avec des cuisses Hollywood Chewing-gum, un petit footing par semaine et une rapide virée le samedi matin dans la Valmasque pour Phil, Gé et Jeff, quelques sorties route pour Yves, les habituels aller retour au travail pour Dan et pour ma part, j'ai troqué le Méta pour le Trek et je suis parti à la découverte des petites routes départementales de la région ...

Ce n'était certainement pas le moment de mollir, car en ce début Juillet, un gros Week End nous attend,
- Allez Méta, on se réveille, c'est l'heure de reprendre du service, aujourd'hui nous partons à la découverte d'un nouveau sport et d'un nouvel univers, le Mountain Bike dans la vallée de Tende ...
L'an dernier, Jeff et Yves étaient revenus comme envoûtés par l'ombre des sommets qui bordent la célèbre Vallée des Merveilles. Cette fois, Gé et moi décidons de les accompagner dans cette nouvelle aventure.
Vendredi 03 juillet, 17h,  Yves passe me prendre à la maison, juste le temps de charger la voiture et d'accrocher un Méta rutilant aux côté d'un Sunn étincelant, Qu'il y a t'il de plus beau qu'un Vtt blanc ??, deux Vtts blancs ... et nous rejoignons Jeff et Gé pour prendre la direction de Tende. Deux petites heures de route dans une vallée que je ne connais pas, à tel point que j'ignore totalement que nous devons passer en Italie et tel un blaireau de base, j'ai oublié mes papiers d'identités. Enfin je ne suis pas le seul à avoir oublier quelque chose d'important ce soir,
-Allez Thierry, tu as promis de ne pas en parler, ce n'est pas sympa de se moquer des copains ...
Nous passons la douane sans encombre et je découvre une route magnifique, entres falaises et rivières, parsemés çà et là de petits villages accrochés à flanc de montagne. Je suis toujours émerveillé par ces constructions et je ne peux qu'imaginer avec admiration le travail et l'ardeur de ses bâtisseurs d'une autre époque. Je rigole quand je vois ces reportages sur les supers chantiers d'aujourd'hui, Dubaï, Les Emirats Arabes, les grattes ciels des certaines Mégapoles qui dénaturent notre planète à grands coups de buldozers et de mains d'oeuvres pas chers. Mais oublions quelques heures le côté obscur de l'homme ... Luke, je suis ton père ... pour croquer à pleines dents les moments de plaisirs qui nous attendent.
19h30, nous arrivons au camping de Madame Françoise où deux petites chambres ont été réservé par Jeff. Les Vtts sont remisés dans une pièce fermée, nous commençons à déballer nos affaires en pensant à la bouffe de ce soir lorsque Gé débarque le sourire crispé et soucieux, 
- Les gars, j'ai oublié mon Camel back !!... 
Ce n'est pas moi qui l'ai dit ...
Pourtant Jeff nous avait bien prévenu, là haut, le gros problème c'est l'absence de point d'eau. Comment trouver un sac à dos, un vendredi soir, à tende ??, une seule solution, Jean Marc le sympathique patron du Café des Sports ...
Nous débarquons à quatre dans ce bistrot de village. Même si Jeff et Yves  y avait bu quelques mousses l'an dernier et demandé des conseils sur les parcours à faire à ce vrai montagnard, on ne peut pas dire pour autant qu'ils soient familiers des lieux. Avant même de commander la première tournée, Yves se lâche et tutoie notre ami Jean Marc ...
- Tu n'aurais pas un Camel Back à nous prêter  ...
et comme par miracle le sac arrive  avec les premières bières. il s'ensuit une discussion sur les pistes à prendre ou à ne pas prendre. Apparemment, l'hiver a été très rude, beaucoup de chutes de neige qui ont occasionné de gros dégâts dans les bois du massif. Carte sur table, il nous trace, avec toute sa passion, les balades a essayer, ce type est une véritable bénédiction pour les petits gars de la ville.
Après une bonne assiette de pâtes nous retrouvons nos pénates, partis pour une nuit pleine des rêves promis par Yves pour le lendemain.

Samedi 04 juillet, 6h00, le réveil sonne, j'émerge avec difficulté, peu de changement avec l'horaire habituel, à peine 15 mns de sommeil en plus. Nous avons réservé le p'tit dej à Françoise pour 6h30, Croissants chauds et pain frais et café n'attendent que nous. Le temps de se préparer et nous récupérons nous montures ...
-  Ca va Méta, bien dormi?
- Les frères Cannondales ont bien ronflé, mais la nuit fût de tout de même assez douillette ...
Nous partons en direction du col de Tende (1871m) vers 7h30, une bonne demi heure et deux frontières plus loin,  nous arrivons à notre point de départ. Immédiatement c'est l'émerveillement. J'avais oublié combien la montagne était belle. Je suis pourtant un enfant de la balle. Jurassien d'origine et élevé  au travers des récits d'un père féru de haute montagne qui ne manquait jamais de nous faire vivre une partie de sa passion durant les vacances d'hiver ou d'été. Militaire dans les Chasseurs Alpins à Barcelonnette, habitant de Morzine, Tignes, Annecy ou encore Annemasse avant de poser mes valises sur les bords de la méditerranée, j'avais remisé au fond de ma mémoire cette attirance pour ces paysages escarpés.

Quelques minutes de préparation et de décontraction avant d'attaquer les choses sérieuses. Des passages nuageux voilent notre champ de vision et transforment les crêtes en formes fantomatiques (Photo), le temps est à l'orage, il va falloir se méfier. En montagne, il faut toujours être rentré avant 15h, dixit mon expérimenté Padré. Nous comblons tranquillement les quelques mètres qui nous séparent véritablement du col en admirant la vallée de Limone, petite station Italienne dont les remontées flirtent avec la frontière. La tendance est vraiment à la balade et à la découverte. Nous prenons la direction de la Baisse de Peïrefique (2040m), rencontrons deux troupeaux de jeunes génisses et de taurillons piémontais (photo), pas vraiment effrayés par notre présence. Quelques photos au niveau du Fort de la Marguerie, dominé par les 2755m de la Roche de l'Abisse et nous suivons un panaché de routes de montagnes et de pistes pour rejoindre la Baisse (photo). Nous ne montons que de 250m en 8kms mais sentons immédiatement les effets négatifs de l'altitude, la respiration est limitée, les efforts plus difficiles, nous ne sommes qu'à 2000m mais vu que nous arrivons du niveau 0, l'adaptation n'est pas aisée. Moi qui pensait tenir une belle forme, j'ai l'impression de pédaler dans la choucroute. Seul Gé semble ne rien ressentir, il roule avec sa souplesse habituelle, nous largant un peu plus à chaque coup de manivelle.
- David Vincent n'est le seul à les avoir vu, les envahisseurs sont bien parmi nous, le nôtre n'a pas le petit doigt façon "cage aux folles" mais trois poumons ...
Heureusement nous évacuons douleurs et difficultés en regardant de tous bords la beauté du paysage, entre pâturages et mélèzes. Seul quelques Blockhaus viennent gâcher cette vision de paradis (photo), encore les hommes ...
Nous poursuivons la piste jusqu'à la Baisse d'Ourne, dominant de plus de 500 mètres le petit village de Castérino, porte de la Vallée des Merveilles et notre futur destination.
- Yves, c'est où la piste ? 
- Là dessous !!
- Mais, il n'y a que des pâturages
- et alors ! c'est tout droit et attention aux trous de marmottes ...
J'avoue que les quatre cent mètres qui suivent sont un grand moment de Vtt, n'est ce pas Méta !, nous dévalons au milieu des gentianes (photo), en totale liberté, à chacun sa trace, un coup de frein sur l'herbe mouillée, la roue arrière s'échappe sur la droite, je relâche, freine à nouveau pour sentir le vélo partir coté gauche, j'ai l'impression de godiller avec mon Vtt, c'est tout simplement fantastique ...
Nous retrouvons le sentier à la lisière du bois de Gallinon, dans un premier temps facile et très agréable, il devient rapidement tortueux, sinueux et difficile à appréhender, les roches sont humides, glissantes, les racines font preuve d'une traîtrise redoutable (photo). je descends la selle, détache les pieds mais ça ne suffit pas à me rassurer, Gé se prend une pelle devant moi, éclatant au passage une branche avec la nuque. Beaucoup de secteurs sont face à la pente et là j'avoue que depuis mon "Black Day", une peur primale m'envahit et me fait perdre tous mes moyens, Dur Dur !! pour une première descente. Nos Vtts ne sont pas vraiment adaptés pour ce type de terrain et Seul Yves avec son Sunn Kern s'en sort avec les honneurs et semble s'éclater, Jeff dévale en force , les jambes écartées pour garder l'équilibre, "The Jeff Touch", le regard de Gé en dit long sur ses doutes, avec ses chaussures rigides, ses pédales de Cross country et son débattement limité, c'est un peu chaud de descendre des pentes si raides. 
- C'est ça le Mountain bikes, nous crie Yves avec la banane aux lèvres.
- Si j'avais su, j'aurais pas venu, me souffle discrètement Méta ...
Heureusement nous arrivons rapidement aux termes de cette folie douce, pas de doute, il fallait en avoir une bonne dose ...
Nous rejoignons Castérino en longeant le ruisseau de la Valmasque, c'est bizarre, j'ai l'impression d'avoir déjà entendu ce nom !!!. Une petite pause encas pour nous remettre de nos émotions et surtout pour préparer la longue ascension qui nous attend pour remonter aux Baisses de Peïrefique et d'Ourme. Neuf kilomètres et 500m de dénivelé sur une petite route de montagne, le paysage est toujours aussi beau et le souffle aussi court. La chaleur joue aussi son rôle et seul la traversée de quelques névés, vestiges de grosses avalanches hivernales, nous rafraîchit. Je monte tranquille, en compagnie de l'ami Jeff et prends le temps d'admirer les vallées, les alpages et les forêts (photo). La montagne, ça se gagne ...
Nous retrouvons la Baisse d'Ourme après plus 1h30 d'efforts assez soutenus, reste encore la dernière difficulté du jour, le retour vers Tende. Le vallon de Dente, une descente de 1000m de dénivelé en moins de 5kms, pas besoin de faire un croquis, ça va dévaler sévère. Le début se trouve juste sur le versant opposé de la descente vers Castérino, avec le même type de pâturage pour commencer. Nous nous arrêtons à mi pente pour une pause casse croute salvatrice, à proximité d'un superbe champs de chardons bleus (photo). A peine avalé, des nuages menaçants viennent nous envelopper de leur couverture humide, il est d'y aller. Encore un petit coup de prairie et de godille avant d'arriver dans un secteur qui ressemble beaucoup celui du Bois de Gallinon, il risque d'être long ce retour au bercail (photo).
- Allez y, ça passe sur le vélo, nous jette Yves
- Ca passe aussi à pied !! ...
Heureusement, le terrain devient rapidement plus souple, mélange de terre et d'épines de sapins,  avec des dizaines d'épingles,  à vous donner le tournis. Une maille à l'endroit, une maille à l'envers, je tricote une belle partie de trial avec la montagne. J'essaye de tout passer sur les pédales et suis finalement assez fier du résultat. Gé, qui s'essaye avec la selle baissée ne connait pas la même réussite et ne prend aucun plaisir. En 13 ans, je ne l'ai jamais vu aussi mal à l'aise et agacé.
- Dan, sort de ce corps !!, je comprends mieux maintenant ce qu'il vit tous les dimanches, nous souffle t'il ...
Il finit par remettre sa position initial et retrouve rapidement son rendement habituel, malheureusement un peu trop tard, la partie la plus marrante est déjà derrière nous. Nous arrivons sur l'un des trous du Golf de Viévolia, finissons les derniers kilomètres par la route et nous attablons à la terrasse de l'ami Jean Marc pour une bière bien fraîche. 4h40 pour une sortie de 37 kms et 895m de dénivelé positif et surtout 1830m de négatif, pas de quoi frimer devant les spécialistes du coin,  je ne sais pas si je dois la rentrer dans la catégorie balade ou promenade ...
Nous arrivons au camping vers 13h, le temps que Yves et Gé remontent chercher la bagnole au col de Tende et que Jeff et Moi entamions une bonne sieste, l'orage envahit la vallée, des trombes d'eau s'abattent sur Tende durant plus de 5h, nous privant de la visite du village, encore une fois, mon paternel avait raison, la montagne après 15h, ce n'est pas gagné, il faut toujours écouter les anciens ...
Dimanche 05 juillet, 6h00, le réveil sonne à nouveau, la nuit fût  plutôt agitée et les paupières sont lourdes.  Comme la veille, Françoise a parfaitement tout préparé, nous libérons les chambres après le café du matin, chargeons les voitures et repartons pour le Col de Tende pour une nouvelle virée ...

Cette fois, le ciel est complètement dégagé et nous ouvre de nouveaux horizons. Aujourd'hui ce sera la route du sel, avec quelques variantes indiquées par Jean Marc pour éviter les sentiers impraticables. A l'inverse d'hier, au col, nous bifurquons sur la gauche, direction le Fort Central (photo) et les hauteurs de la station de Limone (photo). J'ai l'impression que l'altitude fait moins de dégâts à l'organisme.  Nous profitons d'un joli névé pour faire quelques tours de roues sur la neige, des vrais gamins (photo). La piste est belle mais très sinueuse et avec de forts pourcentages, nous la voyons s'élever devant nos yeux, ce qui n'est jamais très bon pour le moral. L'ascension se fait côté Italien, avec une vue imprenable sur le plus haut sommet des Alpes Piémontaises, le Mont Viso (3841m). Nous mettons une bonne heure pour arriver au bout de la piste et poursuivons par un étroit sentier que nous montons par prudence à pied (photo). Les barrières rocheuses que nous dominons ne nous inspirent aucun excès de zèle. Nous arrivons au pied de la Cime du Bec Roux (2214m), Point culminant du jour. Une très belle traversée d'alpage nous attend (photo), et comme hier, le paysage est verdoyant, flamboyant, des montagnes à perte de vue. Seul le sifflement des marmottes et le cri des choucas viennent troubler le silence des Alpages. Nous basculons ensuite côté français pour découvrir les  46 virages de la vieille route du Col de Tende (photo), 7.5 kms et 800m de dénivelé, pas loin de 11° de moyenne. Dire que le tour de France est passé par là en 1952 et en 1961, il fallait vraiment être costaud. La descente vers le fort Tabourde est rapide et sécurisante, une large piste entre herbe et terre, mais encore une fois nous préférons la jouer tranquille et profiter du panorama (photo), après tout nous sommes venu là pour çà. La suite sera beaucoup plus délicate à passer. Nous alternons de petits sentiers de montagne étroits à flanc de côteaux, des descentes de ravines et des dévers schisteux instables et humides. Nous devons fréquemment poser le pied pour éviter la chute. La sensation de vide est présente en permanence, l'atmosphère quelque peu tendue. Le chemin que je vois, tout petit, en contrebas, n'est pas plus large une fois dessus (photo). Yves nous ouvre la piste mais on ne sent pas la même confiance que dans les lacets du Vallon de Dente, c'est un autre monde. Gé, par contre, semble presque plus à l'aise qu'hier, pieds attachés, selle haute, il ne semble par trop affecté par le gaz, ce type vient vraiment d'un autre monde. Jeff et Moi profitons d'un passage un plus large pour jouer les touristes et nous décontracter en jouant de l'appareil photo. Je ne suis pas trop sujet au vertige et à la peur mais j'avoue avoir eu les tripes nouées durant une bonne heure et demi. Heureusement, la pause casse croute est un émerveillement, un petit ruisseau en cascade à l'eau claire et fraîche nous offre un havre de tranquillité (photo). Une halte qui s'éternise, nous contemplons le sentier que nous avons parcouru, 300m plus haut (photo), et aucun d'entre nous n'a vraiment envie de retourner sillonner les raides pâturages qui nous attendent encore ...
La lisière de la forêt nous apporte un peu de sérénité et de belles photos. Nous lâchons enfin les freins dans les bois qui nous ramènent au dessus de tende, une rapide descente où la moindre erreur de trajectoire peut s'avérer très douloureuse (photo). Nous finissons enfin cette matinée de Vtt par une belle piste en pierre (photo), accidentée avec de grosses marches, un rapide slalom entre les caillasses qui nous rappelle le pays ...
Au final, aujourd'hui, nous n'avons parcouru que 21 kms, 500 m de dénivelé positif et près de 1500 de négatif, le tout en .... 3h40mns, qui a dit que nous étions là pour battre des records.
Yves et Gé retournent à nouveau chercher la voiture, privilège des anciens, Jeff et moi sommes trop jeunes pour avoir le permis. Assis à la terrasse de chez Jean Marc nous refaisons ces deux journées autour d'une mousse, ça nous avons le droit. La beauté des lieux, les images qui se reflètent encore dans nos yeux, l'ambiance généreuse de quatre potes en vadrouille, mais un constat s'impose tout de même ...
- Méta et les Frères Cannondales, vous n'êtes vraiment pas fait pour le Mountain Bike
- Et toi, tu n'as ni la technique, ni le mental pour les sentiers engagés, en clair tu n'es pas le "roi de la montagne" ...

(Diaporama)

 

Par Laurannis - Publié dans : Les Autres Régions - Communauté : VTT sur la Cote d'azur
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Vendredi 1 août 2008 5 01 /08 /Août /2008 19:21

 

A la rédaction d’un Dimanche de VTT.com, la nouvelle tombe vers la mi-juin, après la rando de Besse sur Issole : « Eh, les gars, il faut qu’au moins deux d’entre vous aillent faire un repérage du côté du Col de Tende. Il paraît qu’il y a des super-parcours à faire là-bas et notre concurrent, l’Arbanais’ Team, doit y aller début juillet. On ne peut pas rester comme ça à se faire griller la politesse ! Ils vont encore faire un CR d’enfer sur VTT83 et nous, on n’aura que nos yeux pour pleurer» s’écrie Laurannis, le Big Boss des LB. Comme personne n’a l’air emballé par son projet, il ajoute qu’on est des dégonflés (du pneu), que s’il n’était pas blessé, lui, il y serait allé et même tout seul !

Nous, on le laisse dire. On sait comment ça se termine à chaque fois : C’est toujours Jeff et Yves (c’est moi ! Salut les filles !) qui s’y collent !

Faut dire que la dernière fois que j’ai osé exprimer le début du commencement de l’idée d’une remarque, ça ne lui a pas plu et résultat : 6 points de suture à l’arcade sourcilière droite !

(Photo 1)

De toute façon, on n’avait pas le choix : c’était ça ou se faire virer par le Big Boss. Et sans indemnité, encore !  

C’est donc la mort dans l’âme que Jeff et moi, les 2 pigistes d’un Dimanche de VTT, nous prenons la direction de Tende et la vallée de la Roya, en ce matin du vendredi 18 juillet. Je le récupère lui et son magnifique Rush (Photo 1bis), à 9h00 sur une aire d’autoroute entre Cannes et Antibes. Nous embarquons tout son barda et, en route vers la Roya en passant par Vintimille et l’Italie pour se retrouver 1h30 plus tard au camping municipal de Tende, au pied du fameux col et de son tunnel.

Madame Françoise, la tenancière de ce joyeux bordel, euh, je veux dire, la gérante du camping, nous montre notre chambre, sympa, genre cellule monacale, mais en plus colorée et avec un cabinet de toilette en prime.

Jeff qui a un contact sur place, un certain Patrick, lui donne un coup de fil pour savoir si on peut passer à son local et rendez-vous à peine pris, c’est le Boss qui nous appelle pour vérifier si on n’en pas profité pour se carapater de l’autre côté de la frontière ! Pfff ! La confiance règne !

Et c’est tout juste si on ne se fait pas enguirlander parce qu’on n’est pas encore sur les biclous !

Tout doux, le Chef… On n’est pas des machines !  

Allez ! Malgré tout, on se prépare et on commence à monter vers la place de la Mairie ; là où se trouve le local VTT du fameux Patrick.

Ce n’est pas qu’on saute de joie, mais le turbin, c’est le turbin…

Donc, après quelques hésitations, on trouve le local que la mairie de Tende a mis à disposition de Patrick pour tout ce qui concerne le VTT. Il est situé dans la rue principale, juste après la place de la mairie.

Patrick, qui est en train de faire de l’entretien mécanique sur des vélos de location, nous renseigne sur les circuits du coin et notamment, nous conseille une variante par une descente non répertoriée vers Saint-Dalmas de Tende. Il nous prête également une carte au 1/25000ème avec les numéros des balises que ne possède pas la nôtre. Elle nous sera bien utile pour la suite du programme…

Pour cette prise de contact avec les circuits de la Haute-Roya, avec Jeff, on a décidé de se la jouer « modeste » et donc de commencer par un circuit raisonnable : le circuit du Chemin des Bois qui fait une boucle au Sud de Tende, en surplombant la vallée de la Roya.

Après avoir avalé un sandwich au Bar des Sports, très sympathiquement tenu par Jean-Marc et son frère, qui sont des grands connaisseurs des sentiers des environs, on entame la montée vers le Hameau de Speggi par une petite route qui serpente d’abord à découvert, puis en sous-bois.

La montée est assez soutenue puisqu’elle avoisine les 10% de moyenne, mais on y a une vue imprenable sur Tende.

D’ailleurs, réellement « imprenable », car Jeff, dans la précipitation du départ, a oublié son appareil photo au camping !

Enfin, après 1 heure d’ascension pour 500 m de D+ environ, on arrive à la balise 344a à 1300 m d’altitude, qui marque le début de notre descente vers Saint-Dalmas (600 m de D- au programme). On va d’abord emprunter la descente « normale » du Chemin des Bois ; descente en sous-bois de pins, roulante et assez peu technique. Donc, idéale pour habituer nos crampons à un terrain assez différent de celui de l’Estérel.

Puis, arrivés à la balise 347 vers 1100 m d’altitude, sur les conseils de notre « coach », l’ami Patrick, on abandonne le tracé principal pour s’engager à droite, résolument dans la pente, par le vallon de Castagne dont on va découvrir illico qu’il porte bien son nom !

En effet, c’est une tout autre musique que celle que nous jouait la première partie !

Nous entrons dans un festival d’épingles très serrées dans une pente soutenue au milieu des châtaigniers, avec des cailloux qui ont une fâcheuse tendance à vouloir jouer les Rolling Stones ! Autant vous dire honnêtement que ni Jeff, ni moi, ne sommes vraiment à la fête, peu habitués à ce genre d’exercice. Donc, pour nous, la plupart des épingles se passent à pied, et même comme ça, l’équilibre reste précaire…

On se souviendra longtemps de cette 1ère descente ! Et je ne vous dis pas ce qu’on a mis sur le compte du Boss ! On l’a maudit de nous avoir envoyé dans cette galère ! Il a dû nous entendre jusque dans son nid d’aigle de Saint-Jean de Cannes, le bougre !

Enfin, vers la fin, soit qu’on s’est amélioré, soit que c’est moins difficile (plus probablement…), on arrive à rester un peu plus longtemps d’affilé sur le vélo. On est tout de même bien soulagés d’arriver entiers et sans bobo, à côté de l’ancienne gare de Saint-Dalmas, monumentale et qui dépare un peu dans ce petit village.

Maintenant, les réjouissances se poursuivent par une remontée sur route vers le Hameau de Granile qui s’avère un peu plus longue que prévue du fait d’une « légère » erreur d’itinéraire de ma part : j’ai confondu la balise 72 et la 73 ! ça devait être des restes des émotions suscitées par la descente du vallon de Castagne !

On arrive finalement à bon port et on quitte la route du Granile à la balise 41b pour presque 200 m de D- vers Saint-Dalmas, au travers de bois de pins et de chataîgniers.

La 1ère partie descend à flanc, plus ou moins en balcon, par un sentier très roulant, passant par un petit pont au-dessus d’une conduite forcée amenant l’eau des cimes vers une usine électrique en contrebas. Jeff se fait une petite frayeur en évitant de justesse un plongeon direct dans la pente ! Le vilain garçon, il ne sait pas quoi inventer pour essayer de me gratter la politesse !

Non, Petit Scarabée (vous l’aurez deviné, c’est le surnom dont je l’ai affublé !), le vieux en garde encore sous la pédale et il ne rend pas les armes aussi facilement !!!

Enfin, bref, remis de nos émotions, Jeff et moi attaquons la dernière partie de la descente et, cette fois, ô miracle, nous arrivons à enchaîner toutes les épingles sur les vélos !

Le final est de toute beauté, avec glissades, appels-contre appels. On s’éclate comme des gosses et c’est fier comme Artaban qu’on débouche sur la route à la balise 41a.

Après s’être congratulés et comme on s’apprête à remonter par la route de Saint-Dalmas à Tende, qui ne voit-on pas s’arrêter à côté de nous ? L’ami Patrick qui passait par là et nous propose très gentiment de nous emmener avec son mini-bus. Autant vous dire qu’on n’hésite pas longtemps, courageux comme nous sommes !

Pendant le trajet, quand on raconte à Patrick nos difficultés avec les épingles de la 1ère descente, il nous explique que lui, il passe tout à vélo, y compris en tandem ! Et en nocturne en plus !

Avec Jeff, on se regarde et on en reste scotchés, limite écœurés, nous qui avons ramés comme des débutants dans cette p… de descente… Enfin, ça nous montre qu’on a une bonne marge de progression dans ce domaine !

On profite également de cette rencontre inopinée pour fixer avec lui l’heure du départ du lendemain.

En effet, Jeff et moi nous entendons très bien quand il s’agit de s’éviter des montées fastidieuses par la route et notamment celle qui mène de Tende au Col du même nom par la mythique route aux 46 virages en épingle !

Rendez-vous est donc pris pour 7h00 tapantes au local.

Puis après une douche et un bon repas, il ne nous faut pas longtemps pour trouver le sommeil…

Bilan de cette 1ère journée, 20 km avec 880 m de D+ et 900 de D-. Le Boss trouvera sûrement ça insuffisant, mais s’il n’est pas content, il n’avait qu’à venir lui-même. Non, mais des fois !!!  


Pour ce deuxième jour, le programme prévu est autrement chargé, puisque nous devons partir du Col de Tende vers l’Est et en suivant les pistes qui longent les crêtes frontalières entre France et Italie, traverser le haut plateau de la Maguareis, pour arriver, après une descente « sportive », à Notre-Dame des Fontaines près de la Brigue.

Nous nous levons donc à 6h00, nous nous préparons (cette fois, sans oublier l’appareil photo de Jeff !) et allons retrouver Madame Françoise qui nous a préparé un copieux petit déjeuner pour 6h30. Comme il n’y a ni télé, ni radio, dans la salle à manger, c’est Françoise qui nous fait la conversation, très appréciée par Jeff, surtout de si bon matin !

En fait de conversation, le terme de monologue conviendrait sans doute mieux…

Finalement, bien lestés, nous décollons en direction du local VTT où Patrick nous attend comme prévu. Jeff m’a précédé à vélo et je le rejoins en voiture, car nous devons la déposer à l’ancienne gare de Saint-Dalmas, histoire de s’éviter encore une fois la remontée par la route. Merci encore à Patrick pour ce judicieux conseil !

Et m… au Boss qui nous avait dit : « Et tout à vélo les gars, hein ?! On va leur montrer à l’Arbanais’Team qu’on n’est pas des lopettes, nous ! »

Donc, pour commencer, et suivre « rigoureusement » les instructions du Boss, c’est en mini-bus qu’on va se monter la route jusqu’aux 1871 m du Col de Tende !!!

Patrick, après un court briefing, nous laisse avec nos vélos… dans le brouillard !

(Ph2 , Ph3 , Ph4)

Bon, quand faut y aller…

On part à 8h15 par une montée assez tranquille vers le Fort Central, un peu lugubre dans cette ambiance noyée de brume…

(Photo 5)

Puis, peu à peu, le soleil perce l’épaisse couche de nuages et nous pousse à enlever une des nôtres

(Ph6 Ph7)

La splendeur du paysage apparaît enfin à nos yeux ébahis !!! Et c’est une féerie de couleurs, de senteurs et de sensations… Magnifique et grandiose !!!

(Ph8 Ph9)

Après être passés par l’arrivée de 2 télésièges de la station italienne de Limonetto, nous nous enquillons une montée assez raide avec 3 épingles, puis une légère descente pour arriver au Col de la Perle à 2086 m d’altitude. D’où, on aperçoit le Fort Central et le chemin déjà parcouru. 
 (Photo 10)

Ainsi que le Mont-Viso comme une île émergeant d’un océan de nuages...

C’est le plus haut sommet de la partie des Alpes occidentales en région italienne du Piémont, culminant à 3841 mètres. (Photo 11)

Et vos 2 serviteurs immortalisés sur ce fond magnifique.

(Photo 12)

Ensuite, nous gagnons le Col de la Boïra (2102 m) qui marque l’entrée sur le plateau de la Marguareis. Nous y discutons avec un couple d’Italiens à moto, très sympas, qui ont beaucoup pédalé dans les environs, notamment vers le Fort Peypin, la route du Sel…

Ah, le plateau de la Marguareis ! Plateau calcaire de type karstique, sculpté par l’érosion et dont nous avons des exemples avec les plateaux de Caussols et de Calern, au-dessus de Grasse, plus près de chez nous.

C’est le royaume des marmottes (la tache brun clair au milieu de la photo !) et des vaches piémontaises venues passer l’été, tranquilles, dans les alpages.

(Ph13 Ph14)

La traversée de ce plateau à vélo se fait sur une piste passablement caillouteuse et défoncée qui nous oblige à changer perpétuellement de trajectoire et se révèle assez éprouvante pour nous deux, surtout du fait de l’altitude ; nous qui sommes plutôt habitués à pédaler au bord de la Grande Bleue.

Nous atteignons finalement le Col des Seigneurs (auraient-ils pensé à nous ?) à 2111 m avec le refuge juste en-dessous.

(Ph15 Ph16)
Après un halte qui nous permet de nous restaurer et de souffler un peu, nous reprenons la piste qui repasse pour un bon moment sur le versant italien. Elle porte le nom de Strada dei Ladri, ce qui veut dire, route des voleurs, car elle était emprunté par les contrebandiers ; mais, Jeff l’a rebaptisée pour l’occasion l’Autoroute, car nous n’allons pas arrêter de croiser ou d’être doublés, par des motos tout terrain, des 4x4, des quads et autres engins motorisés...

C’est ça ce qu’on appelle la fameuse tranquillité de la montagne !

Cette piste commence par une assez longue montée qui va nous amener au point culminant de la journée avec ses 2239 m d’altitude. La suite est plutôt descendante et nous la parcourons à un bon rythme, d’autant que la visibilité sur les vallées italiennes est réduite du fait des nuages qui nous environnent.

On fait juste une petite halte pour nous ravitailler en eau (Photo 17) . Un peu plus tard, nous débouchons en vue de la dernière difficulté « montante » de la journée, une suite d’épingles (Photo 18) qui nous amène au Col du Tanarel (2045 m) où nous faisons la causette avec un berger accompagné de ses 2 patous (Photo 19) les fameux chiens qui protègent les troupeaux des attaques des loups. On comprend mieux pourquoi quand on examine leur dentition impressionnante…

De là, on entame la descente qui va se poursuivre jusqu’à Notre-Dame des Fontaines, 1200 m plus bas !

D’abord par une piste large et très roulante : Jeff y fera une pointe à 48 km/h. Mais on se méfie tout de même, car cette partie est encore très fréquentée : on devra s’arrêter dans une épingle pour laisser passer une bonne vingtaine de motos remontant vers le col.

Arrivés au Pas de Colle Ardente (1599 m), nous abandonnons la piste principale pour prendre un single à droite dans les hautes herbes, la descente des Fraches, sur les conseils de Patrick et pour suivre les traces de l’Arbanais’Team qui en a fait une description « intéressante » et nous a donné envie d’aller nous en rendre compte par nous-mêmes…

Eh bien, ami lecteur (sans doute fidèle, si tu as tenu jusqu’ici !), sache que la réputation de cette descente n’est en rien usurpée, et mieux vaut l’aborder avec une « certaine » fraîcheur physique, si on veut l’apprécier à sa juste valeur !

Ce n’est pas notre ami le lézard vert, qui a dû en voir passer d’autres, qui vous dira le contraire ! (Photo 20) 

La 1ère partie est roulante sur un single en balcon au-dessus du vallon, parmi les mélèzes. Puis, viennent les premières épingles caillouteuses qui nous rappellent des souvenirs de la descente de la veille.

On passe comme on peut, le plus souvent à pied, rarement sur les vélos. On n’a visiblement pas encore tout capté du virage en appel-contre appel… mais on aura encore l’occasion de réviser avant la fin de notre périple !

Après une partie à nouveau roulante en balcon, de nouvelles épingles, et Jeff qui me fait un grand numéro d’équilibriste. Le petit cachottier ne m’avait pas dit qu’il maîtrisait aussi bien le nose wheeling !

Il hésite de longues secondes pour savoir s’il va ou non basculer vers l’avant : « ô temps, suspends ton vol ! ». Et puis, finalement non ! Il décide de retomber sur la roue arrière. Ouf ! Il en est quitte pour une belle frayeur.

Mais, il nous reste encore la partie la plus exigeante de la descente, qui alterne des marches, dont certaines bien raides et des épingles caillouteuses, le tout bordé à gauche par un ravin qui ne donne pas vraiment envie d’y aller voir de plus près.

Le physique commençant à être sérieusement entamé et la technique n’étant pas vraiment à la hauteur, le vide omniprésent nous incitent à une certaine prudence… Nous faisons donc une bonne partie de cette dernière descente à pied ; le Boss nous ayant bien prévenu qu’on n’aurait aucune indemnité en cas de bobo. Ah, elle est belle l’exploitation des masses VTTistes par le Patronat !

Arlette, au secours !!!  

A la fin des fins, sans doute protégés par les ondes positives dégagées par ce haut lieu de pèlerinage et de recueillement, nous arrivons à Notre-Dame des Fontaines (Photo 21), sains, saufs, fourbus, secoués (dans tous les sens du terme !), mais contents, émerveillés, devrais-je dire, par tous ces paysages traversés et par cette descente, qui de notre avis commun, restera dans les annales de la LB Team !

Nous apprendrons plus tard en interrogeant Patrick qu’il la descend entièrement à vélo… Tout simplement incroyable au vu des difficultés techniques et des risques de chutes. Bravo l’artiste !

Sur le chemin du retour, il faut mentionner la traversée de la Brigue toute pavoisée pour un week-end de fête médiévale. Nous récupérons la voiture à Saint-Dalmas avant de remonter jusqu’au camping de Tende.

Le soir après le dîner, nous ne ferons pas long feu. Ça sera extinction rapide des feux, pour laisser la place aux souvenirs de la journée qui envahiront nos rêves agités…

Bilan de cette 2ème (et grosse) journée : 48 km du Col de Tende à ND des Fontaines, avec 1100 m de D+ et 2100 de D-. Tout ça en 4h30 de roulage effectif.

Par Laurannis - Publié dans : Les Autres Régions
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Vendredi 1 août 2008 5 01 /08 /Août /2008 19:20

 


Le troisième jour, nous nous sommes fixés pour programme de faire une boucle partant de Tende en direction de la Brigue par le col de Boselia, puis montée à la Baisse d’Ugail par Morignole, et enfin retour sur Tende par les rochers de Servia et le vallon du Réfréi.

Le lever se fait vers 7h00, pour un départ à 8h15, non sans avoir profité une fois de plus de la conversation de Madame Françoise accompagnant avec bonheur notre petit déjeuner.

Après avoir traversé Tende, nous attaquons la première montée de la journée, vers le Col de Loubaïra. Elle se fait d’abord sur une petite route goudronnée en lacets à travers les pins, accompagnés des chants d’oiseaux et des odeurs matinales du sous-bois. La route se fait ensuite piste, mais toujours roulante et agréable, d’où on a une vue imprenable sur Tende (Photo 22).

Arrivés au Col de Loubaïra (997 m), nous enchaînons jusqu’à celui de Boselia (1111 m), terme de notre première montée et début d’une descente technique et ludique plongeant vers la Brigue située à 772 m.

Bien que de bien moins grande ampleur que celle de la veille, cette descente qui suit le vallon de Boselia, d’abord en rive droite, puis en rive gauche, demande néanmoins une bonne concentration et quelques qualités techniques pour être menée à bien.

Elle se passe en grande partie sur un sentier aux cailloux roulants qui ont une fâcheuse tendance à faire glisser la roue avant, et comme le gaz est parfois assez présent sur la droite, cela nécessite un certain doigté au niveau trajectoire et freinage…

Enfin, globalement, Jeff et moi l’avons bien appréciée, et il nous semble que le passage des épingles commence à nous poser moins de problèmes. Serait-ce que nous nous serions améliorés, à force ?

Ensuite, nous nous suivons tranquillement la route de la Brigue vers Morignole. On admire au passage quelques curiosités architecturales de cette vallée verdoyante :

  - Le Pont du Coq qui est particulier en ce qu’il présente un angle presque droit avant de s’envoler au-dessus de la rivière (Ph23 , Ph24 , Ph25)

  - Une vieille ferme avec son moulin (Photo 26)

  - Un ancien four à chaux (Photo 27) 

Arrivés en vue de Morignole (Photo 28), nous quittons la route pour prendre la piste montant vers la Baisse d’Ugail (1392 m) (Photo 29). Cette piste, bien que roulante, s’avère longue et par moment assez raide.

Après suivent quelques montées et descentes qui nous permettent d’atteindre le point culminant de notre journée, soit 1490 m, avant d’enchaîner sur une descente très rapide sur piste, jusqu’aux rochers de Servia d’où on domine le vallon du Réfréi (Photo 30) vers lequel nous allons descendre et que nous suivrons jusqu’au camping.

La descente qui suit est absolument superbe avec de longues parties très rapides en sous-bois et quelques épingles que nous négocions maintenant beaucoup mieux qu’au 1er jour. Elle se termine au pont qui enjambe le Réfréi (Photo 32).

Passant à proximité du lac de Pia, nous montons y jeter un coup d’œil et nous découvrons « la petite maison dans la prairie », ou plutôt au bord du lac (Photo 33), superbe dans son écrin de verdure.

Puis nous regagnons tranquillement le camping en suivant le Réfréi par la route.

Bilan de cette 3ème journée : 30 km avec 1100 m de D+ et de D-. Tout ça en 3h00 de roulage effectif.  

Notre arrivée tôt dans l’après-midi nous permet de nettoyer nos vélos et de faire l’entretien nécessaire à leur bon fonctionnement.

Nous commençons également déjà à rassembler nos affaires en vue du retour dans nos pénates le lendemain après-midi.  

Comme nous voulons à nouveau nous faire déposer le lendemain au Col de Tende par Patrick (Eh oui ! Courageux jusqu’au bout, les LB !), nous essayons de le joindre sur son portable, mais comme c’est son jour de congé, nous tombons sur son répondeur. Puis, nous essayons à nouveau après le dîner : toujours le répondeur ! Je sens mon Jeff qui en prend un sérieux coup au moral, s’imaginant déjà en train d’en baver dans les 46 épingles…

Et puis, tout à coup arrive le soulagement ! Patrick nous rappelle vers 22h30 : pas de problème pour nous déposer si nous ne voulons pas partir trop tôt le matin. Rendez-vous est donc pris pour 9h15 au local.

Sur cette bonne nouvelle, nous nous endormons sereins, malgré un orage qui s’est abattu sur Tende dans la fin d’après midi. 


Quatrième et dernier jour de notre séjour tendasque. Eh oui, c’est comme ça qu’on dit !

Le programme de la journée est d’explorer le versant « Mercantour », c’est-à-dire Ouest, à partir du Col de Tende, en passant par la Baisse de Peïrefique, puis celle de l’Ourne, descendre vers Casterino par le Bois de Gallinon, remonter à la Baisse de Peïrefique, poursuivre à nouveau jusqu’à celle de l’Ourne, et descendre enfin sur Vievola par le Vallon de Dente. Cette dernière descente nous a été chaudement recommandée par le frère de Jean-Marc, du Bar des Sports, et ça nous titille bien d’aller voir ces 1000 m de D- avant de repartir.

Ce matin, après l’orage d’hier soir, le ciel d’un bleu céruléen est parfaitement dégagé. Cela nous promet une belle journée !

Après avoir fait nos adieux à Madame Françoise, nous retrouvons comme convenu pour la dernière fois Patrick à 9h15 au local VTT pour une dépose au Col de Tende (Photo 34) dont on part à 10h00 en direction du Fort de la Marguerie (Photo 35). Au passage, on a une vue plongeante sur l’ancienne route de Viévola au Col de Tende et ses fameux 46 virages (Photo 36). De là, on gagne le pont, puis la Baisse de Peïrefique (2028 m) en passant par les anciennes casernes du même nom. On y découvre d’anciens blockhaus (Photo 37), témoins muets de la folie guerrière des hommes...

Toute la montée se fait sur une piste tranquille environnée de bois et de prairies parsemées de fleurs (Photo 38) et d’où l’on entend parfois partir le sifflet d’une marmotte, murmurer d’un torrent ou chanter un oiseau (Photo 39).  

On poursuit toujours par une bonne piste jusqu’à la Baisse de l’Ourne (2040 m).

De là, nous devons plonger vers Casterino, 500 m plus bas, par un single qui traverse le Bois de Gallinon ; mais Jeff, sans doute pressé d’en découdre avec la descente du Vallon de Dente, a déjà basculé sur le versant Est, pendant que je l’attends de l’autre côté, sur le versant Ouest.

Heureusement, ne me voyant pas arriver, il s’est arrêté et n’a que quelques dizaines de mètres à remonter pour me rejoindre.

On peut alors s’élancer droit dans la prairie avant de s’enfoncer dans le Bois de Gallinon par un single bien pentu, rapide et caillouteux par moment, mais que nous passons pratiquement entièrement à vélo. L’amélioration est nette depuis la descente du 1er jour !

Arrivés dans le vallon de Casterino, je m’aperçois que ma tige de selle télescopique ne veut pas remonter (p… de technologie, ça vous laisse toujours tomber quand vous en avez le plus besoin !), ce qui m’oblige à pédaler les genoux dans le guidon pour traverser le village et attaquer la première montée sur la route qui monte vers la Baisse de Peïrefique. Et ça monte plutôt fort d’entrée de jeu ! Que ça fait mal aux cuisses quand on ne peut pas étendre complètement les jambes !  

Arrivés au pont qui enjambe le torrent (Photo 40), le Riou de Valmasque (ce nom évoquera sûrement quelque chose aux LB !), pendant que Jeff étanche sa soif et prend des photos, j’en profite pour manipuler encore ma tige de selle, et soudain, miracle, elle se débloque et je peux retrouver une position normale pour la suite de la montée. Ouf ! Il était grand temps ; surtout qu’après le passage du torrent, ça recommence à monter sévère, maintenant sur une large piste roulante qui a succédé au goudron (Photo 41). En plus comme il n’est pas loin de 14h00, le soleil darde ses rayons et, malgré l’altitude, il ne fait pas vraiment froid !

Heureusement, la beauté du paysage nous fait oublier les difficultés passagères (Photo 42). Et finalement, après 500 m de D+, nous arrivons pour la 2ème fois à la Baisse de Peïrefique et reprenons la piste en direction de celle de l’Ourne.

Nous roulons tranquillement, quand Jeff place une accélération en vue de l’arrivée. Je ne sais pas quel taon l’a piqué. Il faut dire qu’il n’en manque pas par ici !

Comme je ne peux pas laisser cette provocation sans réponse (non, mais des fois !), je suis obligé de hausser le ton, et c’est un véritable sprint jusqu’à la Baisse de l’Ourne !

Ensuite, après avoir retrouvé notre souffle, nous entamons la descente du Vallon de Dente (Photo 43) dans la prairie sur le versant Est, cette fois (n’est-ce pas Jeff ?).

C’est un vrai régal, freins lâchés, droit dans la pente, le vent sifflant à nos oreilles. Il faut simplement faire attention à ne pas planter la roue avant dans un terrier de marmotte !

Juste avant d’entrer dans le bois, nous nous arrêtons pour grignoter un peu, affalés dans les hautes herbes.

Et puis, et puis… Les mots me manquent pour décrire le pur joyaux que constitue cette descente !

Imaginez 1000 m de D- tout en single dans un bois de mélèzes, avec des enchaînements d’épingles qui passent en glissades de folie (Photo 44), des passages en courbe rapide, d’autres, droits dans la pente, d’autres encore, en balcon, le tout à un rythme d’enfer ! Le pied total !

Sans le savoir, nous concluons ces 4 jours par une des plus belles descentes du coin…

Qu’elles sont loin les hésitations dans les épingles du 1er jour !!!

Cette magnifique descente se termine au golf de Vievola. Puis, nous continuons à descendre vers Tende par la route, et Jeff pose une mine à plus de 50 km/h !

Je n’arrive pas à boucher le trou et ce n’est qu’à l’arrache que j’arrive à maintenir l’écart. Je ne savais pas qu’il lui restait encore autant de jus dans les jambes, après le programme de la journée !

Bravo Petit Scarabée, tu m’as bien eu cette fois !

Bilan de cette 4ème et dernière journée : 36 km avec 900 m de D+ et 1700 m de D-, en environ en 3h00 de roulage effectif.

Ensuite après avoir pris une mousse au Bar des Sports, nous récupérons la voiture et rentrons sans encombre dans nos foyers respectifs.  

Enfin, je ne peux te laisser, fidèle lecteur, sans remercier Patrick, responsable du centre VTT de Tende
http://www.vtt-haute-roya.com/
Téléphone
: 06 07 63 53 89
Jean-Marc et son frère, du Bar des Sports, ainsi qu’à Madame Françoise, gérante du camping municipal.
  

Oups ! Mais je m’aperçois que j’allais oublier le principal !

Il a beau être d’un esprit très large, je sais que ça le chagrinerait beaucoup…

Donc , un grand MERCI, Patron, de nous avoir obligé d’aller faire du repérage dans ce coin magnifique ! Finalement, on ne t’en veux pas trop, c’était vraiment superbe ! Et vivement une autre pige à réaliser pour Un Dimanche de VTT !

Merci aussi de nous ouvrir ton blog pour raconter cette belle aventure !

 

Signé Jeff et Yves, de la LB team ...

Par Laurannis - Publié dans : Les Autres Régions
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Samedi 19 août 2006 6 19 /08 /Août /2006 16:32
Samedi 29 Juillet, Début de vacances catastrophiques
Vendredi 28 juillet, je quitte le travail à 13h et vive les vacances… Programme des réjouissances, samedi matin, j’embarque ma petite famille pour une quinzaine de jours dans la belle-famille à Faverges, dans la région d’Annecy. Dimanche je pars avec me femme voir des amis dans mon Jura natal et à partir de lundi, un petit séjour à l’hôtel Hilton de Strasbourg pour 3 Jours en amoureux, en résumé, que du bonheur en prévision.

Comment passer du rêve au cauchemar en quelques heures, je pensais que le  scénario que nous allions vivre appartenaient au monde du cinéma ou de la fiction littéraire. Rembobinage de la séquence et retour à la réalité.

Vendredi 28 juillet, 15h00, l’orage fait rage autour de la maison, le tonnerre et les éclairs sont très violent, je coupe la télévision et l’ordinateur et attends tranquillement que cela passe tout en continuant les valises. Soudainement, la foudre s’abat près de la maison et grille, via le circuit téléphonique et électrique, les 2 téléphones, la Livebox, le récepteur TPS et surtout l’ordinateur. Partant dès le lendemain, je ne peux même pas téléphoner à mon assurance et remplacer le matériel qui a grillé. Nous essayons tout de même de prendre cet incident avec philosophie en pensant aux quelques jours à venir.

Samedi 29 juillet, 10H45, nous sommes partis depuis 5h30, la route est relativement dégagée et tout se passe bien. Encore une petite heure de route et nous pourrons mettre les doigts de pieds en éventail. Nous nous trouvons sur l’autoroute entre Grenoble et Chambéry et brutalement, un bruit sec et  plus de moteur, je me retrouve à piloter une voiture en roue libre. Je me gare tant bien que mal sur le bas côté, je laisse mon épouse et mes trois enfants dans la voiture et cours à la première borne téléphonique. Après une trentaine de minutes d’attente et une prise en charge très efficace et sympathique des services de sécurité et de dépannage de l’autoroute, le diagnostic s’avère terrible, la courroie de distribution a lâché, le moteur est en miettes. La seul note positive de cette aventure est la prise en charge intégrale des frais de remorquage et de taxi par mon assurance via Europe assistance. Je conseille à tous mes futurs lecteurs de se protéger correctement pour éviter en plus des soucis et des frais supplémentaires.

En résumé, bye bye les beaux projets de détente, un budget vacances qui a littéralement explosé et pas de véhicule durant une quinzaine de jours. Seule consolation, j’avais eu la bonne idée de prendre mon VTT pour reprendre l’entraînement au début de la deuxième semaine, j’attaquerai dès demain à sillonner les routes et chemins de la région Annecienne…

Dimanche 30 Juillet, Tour du lac d'Annecy et Col de la Forclaz

Une sauvage envie de me faire mal aux jambes me titille en ce matin d’été, certainement pour évacuer la rage et la colère qui m’envahissent depuis deux jours. En tant normal, je me serais contenté d’un petit tour de lac depuis Faverges, pour recommencer tranquillement, une petite cinquantaine de kilomètres relativement plats avec une petite difficulté pour remonter sur les hauteurs de Talloires depuis Annecy. Une piste entièrement dédiée aux cyclistes, Rollers et joggers durant les 25 premiers kilomètres et un cadre fabuleux. Un véritable avant goût de paradis pour tous les amoureux du sport et de la nature (ph1 , ph2 , ph3). Arrivé au sommet de Talloires après 48 Kms de vélo facile mais tout de même toniques, j’enquille en direction du Col de la Forclaz (1157m), 10 Kms de d’ascension relativement ombragée, qui surplombent le Lac (photo) sous les regards majestueux des Dents de Lanfon (1824m) et de la Tournette (2352m). Je négocie  les cinq premiers kilomètres à un bon rythme. Je me fais doubler par quelques routards très en jambes mais je suis satisfait de mon allure que je maintiens entre 10 et 12 Kms/h. Les cinq derniers seront infernaux, certes la route est plus soutenue mais je me fais une « Landis », le coup de fringale et je me retrouve scotché à la route. Obligé de descendre sur le petit plateau, je termine l’ascension, zigzaguant au milieu de la route, dépassant avec peine les 5 Kms/h jusqu’au sommet, qui arrive comme une délivrance. L’objectif est atteint, mes jambes ont explosé. Après avoir demandé un verre d’eau avec quelques sucres au restaurant du Col, je peux enfin savourer le paysage qui m’est offert. Un véritablement balcon au-dessus du Lac d’Annecy, qui sert de base de décollage à tous les fondus de vol libre de la région (ph1 , ph2). Encore une petite photo de ces alpages haut savoyards que j’apprécie tant (photo)et j’attaque la descente sur Montmin. Une petite route sinueuse avec des passages à 13% que me laisse tout le temps de penser que, malgré les difficultés de tout à l’heure, j’ai tout de même choisi le bon versant pour accrocher ce nouveau Col à mon modeste palmarès. Encore une dizaine de kilomètres dans la plaine qui mène à Albertville et ma première sortie des vacances se termine. 61 Kms de route, une bonne suée, de beaux paysages et surtout l’agréable sensation de m’être un peu vidé la tête pendant près de 3 heures…    

Mardi 01 août, Petit contre la montre en montagne

La petite station de ski de Seythenex, La Sambuie domine Faverges et la vallée qui mène à Albertville à une altitude de 1150m. La route d’accès, jusqu’au pied des pistes, se résume à une montée de 10kms et un dénivelé de 650m. Relativement en jambes, malgré les efforts et mon coup de fringale de dimanche, je me lance dans un petit contre la montre  avec l’espoir de pouvoir continuer l’ascension jusqu’au sommet des pistes qui culmine à 1950m. J’arrive à la station 1h15 mns plus tard et malgré des derniers mètres difficiles, je suis satisfait de mon temps. Je continue mes efforts durant une trentaine de minutes pour prendre quelques photos sympathiques de mon point de départ et fais demi-tour, transi de froid à cause de la transpiration et de la température fraîche pour la saison. Le retour rapide vers la maison met un terme à  ces 2h30 de virée solitaire en altitude. Les conditions météo se dégradant au fil des jours,  ce sera malheureusement la dernière de la semaine, la malchance continue…(ph1 , ph2 , ph3 , ph4)

 

 

 

 

Mardi 08 juillet, Traversée du Massif des Bauges

Le temps s’est enfin stabilisé, la chaleur revient timidement nous rappeler que nous sommes en été. Après un Week-end chargé en fêtes familiales je pars pour une longue virée, histoire d’éliminer les mauvaises toxines des jours passés. Départ à 9h30 en direction de Sévrier par la piste cyclable qui longe le lac. Après 45 mns de pédalage tranquille, je prends la direction du col de Leschaux (897m), 12 Kms d’une montée régulière et largement ombragée que j’avale en moins d’une heure et qui me m’ouvre les portes du Massif des Bauges. Je récupère de mes efforts dans une belle descente de 7 Kms, jusqu’au village de Lescheraine et traverse ensuite les magnifiques pâturages vallonnés du massif sur une trentaine de kilomètres, jusqu’au Col du Frêne (950m). Cette paisible vallée est une véritable découverte, un havre de tranquillité verdoyant entouré de murailles calcaires impressionnantes. Une véritable descente de col m’attends ensuite pour rejoindre St Pierre d’Abigny et la vallée de l’Isère. 10 Kms de lacets très serrés sur une belle petite route de montagne.

Je suis la route des vins de Savoie, traversant successivement les petits villages de Miolans, dominé par son Château (photo), Grésy sur Isère, Montailleur et Frontenex , pied du Col du Tamié (907m), la dernière difficulté du jour. Les 9 kilomètres d’ascension sont terribles pour mes cuisses. Les lacets s’enchaînent avec douleur et je dois même mettre pied à terre de temps à autre pour me détendre les muscles qui sont au bord des crampes. Les quelques kilomètres descendant qui me ramène à mon point de départ ne sont même pas  agréables tellement je me ressens encore des efforts précédents. Je termine cette longue balade de 105 Kms avec 3 cols après 5h10mns de VTT sur route, épuisé, le fessier en compote et les cuisses, une fois encore explosées. La sortie était très belle mais elle aurait été magnifique sur un bon vélo de route, à réfléchir pour une prochaine fois…
Par Laurannis - Publié dans : Les Autres Régions
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